Élue le 6 mai 2022, Julie Ngungwa n’a passé qu’une année à la tête de la province du Tanganyika. Certains élus provinciaux lui reprochent notamment le détournement de 95 014 dollars qu’elle n’aurait pas versés aux territoires. Pour la construction du pont Mahito, la province aurait décaissé plus de 71 000 dollars, alors que le montant contractuel était plutôt de 21 000 dollars, soit 50 000 dollars de plus.
Des populations sacrifiées ?
« La province n’est pas gérée comme il se doit. Il n’y a même pas des projets qui ont atteint la finalité. Alors, comment on peut encore accepter de lui donner la chance de continuer avec la gestion de la province ? Ce serait sacrifier la population », résume Kakudji wa Banza, membre du PPRD de Joseph Kabila et initiateur de la motion.
Sur 25 députés provinciaux, 11 n’ont pas participé à la plénière : ils désapprouvent la décision de leurs collègues, car, disent-ils, la gouverneure n’a pas eu l’occasion de s’expliquer. Parmi eux, se trouve Alvar Lubuli, vice-président de l’assemblée provinciale : « J’ai trouvé inopportun, en tant que vice-président, de me présenter à cette plénière. Car la gouverneure est à Kinshasa sur invitation du ministre de l’Intérieur. Donc, je ne suis pas d’accord avec ce qui s’est passé. »
Vingt-quatre heures
Pour l’heure, Mme Julie Ngungwa a vingt-quatre heures pour déposer sa démission après la motion votée à la majorité des députés. Mais elle aussi la possibilité de se tourner vers la Cour constitutionnelle.
Des populations sacrifiées ?
« La province n’est pas gérée comme il se doit. Il n’y a même pas des projets qui ont atteint la finalité. Alors, comment on peut encore accepter de lui donner la chance de continuer avec la gestion de la province ? Ce serait sacrifier la population », résume Kakudji wa Banza, membre du PPRD de Joseph Kabila et initiateur de la motion.
Sur 25 députés provinciaux, 11 n’ont pas participé à la plénière : ils désapprouvent la décision de leurs collègues, car, disent-ils, la gouverneure n’a pas eu l’occasion de s’expliquer. Parmi eux, se trouve Alvar Lubuli, vice-président de l’assemblée provinciale : « J’ai trouvé inopportun, en tant que vice-président, de me présenter à cette plénière. Car la gouverneure est à Kinshasa sur invitation du ministre de l’Intérieur. Donc, je ne suis pas d’accord avec ce qui s’est passé. »
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