Les combats ont éclaté il y a maintenant huit jours dans cette ville du Nord-Kivu, localité stratégique permettant l’accès à Butembo et Beni, situées plus au nord. À l’approche des rebelles du M23, Kanyabayonga s’est vidée de ses habitants.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui venait tout juste de démarrer un programme de distribution alimentaire a donc dû l’interrompre. Seule la moitié des 58 000 personnes qui devaient en bénéficier ont pu recevoir une aide, de nombreuses familles, pour qui il s’agissait de la première assistance en six mois.
« Vulnérabilités évidentes »
« Déjà, une personne déplacée doit faire face à des vulnérabilités évidentes, c'est-à-dire qu'on n’est pas chez soi, on n'a pas les éléments de base qui nous permettent de vivre. On est souvent parti sans argent, sans nourriture, avec un petit baluchon pour seul bagage. Donc, le fait de devoir le faire et le refaire les rend plus vulnérables », explique Myriam Favier, chef de délégation du CICR à Goma.
« J'ai rencontré une maman lors de l'enregistrement. Cette femme venait de Nyanzale, elle avait dû partir avec plusieurs de ses enfants vers Kanyabayonga pour échapper aux affrontements. D’une heure à l'autre, votre vie change, vos priorités, c’est de vous sauver et de protéger vos enfants et de partir aussi léger que possible pour aller le plus vite, c'est-à-dire partir avec quelques vêtements, 2-3 choses qui sont nécessaires à la survie de sa famille, de prendre la route et d'arriver dans un endroit un peu plus sécurisé », poursuit-elle.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui venait tout juste de démarrer un programme de distribution alimentaire a donc dû l’interrompre. Seule la moitié des 58 000 personnes qui devaient en bénéficier ont pu recevoir une aide, de nombreuses familles, pour qui il s’agissait de la première assistance en six mois.
« Vulnérabilités évidentes »
« Déjà, une personne déplacée doit faire face à des vulnérabilités évidentes, c'est-à-dire qu'on n’est pas chez soi, on n'a pas les éléments de base qui nous permettent de vivre. On est souvent parti sans argent, sans nourriture, avec un petit baluchon pour seul bagage. Donc, le fait de devoir le faire et le refaire les rend plus vulnérables », explique Myriam Favier, chef de délégation du CICR à Goma.
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