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RDC: le budget de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale fait scandale

Il s'élève à 12 millions de dollars. Des membres de la société civile, des députés pro-Kabila comme de l’opposition ont protesté, pointant les maigres ressources dont dispose aujourd’hui le pays. Comment expliquait un tel montant ?



Le bureau provisoire de l’Assemblée assure avoir respecté les prescrits de la loi. Il se réfère également au règlement intérieur de la chambre basse du Parlement. Selon son article 65, les députés, les membres des cabinets, les administratifs et assistants parlementaires reçoivent au cours d’une session extraordinaire l’équivalent de leurs émoluments mensuels, ainsi que diverses primes. « C’est exorbitant », reconnait un membre du bureau, « mais ceux qui se plaignent sont des hypocrites ou cherchent à nous nuire, ils auraient dû le dénoncer avant ou même faire modifier les textes en vigueur », indique encore cette source.
 
Pour le député d’opposition Léon Mondole, ancien membre de la commission Ecofin, l’explication ne suffit pas. Dans ce budget, il y a une part de la rémunération officiellement prévue pour les parlementaires retraités, alors que la session extraordinaire ne les concerne pas. Un demi-million de dollars prévu pour l’élection du bureau définitif, quand le matériel électoral de la précédente élection est toujours disponible. Ce député pointe enfin que le budget de fonctionnement parait aussi élevé que celui dévolu à un bureau définitif de sept membres quand le bureau provisoire n’en comprend que trois et ne serait pas autorisé par la loi à recruter de cabinet.
 
Pour un membre du gouvernement pro-Kabila, le plus grave, c’est qu’il s’agit d’une nouvelle dépense qui n’est pas prévue dans la loi de finances 2021. Du coup, pour éviter d’utiliser la planche à billets, cela pourrait entraîner, selon lui, le non-paiement à la fin du mois d’autres dépenses contraignantes, comme les budgets de fonctionnement de services publics ou même les salaires d’autres agents.
 
En République démocratique du Congo (RDC), le bureau de la chambre haute du Parlement congolais, numériquement dominé par des fidèles de l’ex-président Joseph Kabila craint un changement. Jeudi, le bureau du Sénat a donc réuni la presse à Kinshasa pour exprimer mettre en garde contre toute tentative de déstabilisation des institutions de la République.

RFI

Vendredi 8 Janvier 2021 - 08:29


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