Le Rwanda « vit de ses agressions à répétition de la RDC », affirme Félix Tshisekedi. « Cette instabilité profite économiquement au Rwanda qui nie pourtant toute implication dans le conflit. Voilà pourquoi il est très difficile de discuter avec le Rwanda », poursuit-il.
Le président congolais ajoute qu'en plus, Kigali « ridiculise » la RDC en envoyant un « groupuscule d'individus » qu'il qualifie de « pantins » et de « supplétifs » de l'armée rwandaise pour discuter avec un gouvernement légitime et reconnu. Autre argument avancé : il n'est pas question pour Kinshasa de retomber dans les travers du passé, à savoir négocier avec des groupes armés qui, quelques temps plus tard, reprennent les armes.
Pas de changement de ligne non plus du côté de Sultani Makenga. Dans une interview accordé à un journaliste indépendant, le chef militaire du groupe rebelle M23 s'est exprimé depuis Jomba, dans le Rutshuru, localité proche de Bunagana, zone sous contrôle de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC). Il estime que le M23 « a fait sa part ». Sous-entendu : se retirer d'une partie des territoires occupés. En retour, il exige donc un dialogue direct avec Kinshasa. Une demande formulée par le mouvement depuis le début de l'offensive.
Sans dialogue, Sultani Makenga assure par ailleurs que son mouvement ne se sent « en aucun cas » concerné par le processus de cantonnement et de désarmement acté lors du dernier sommet de l'EAC, le 31 mai.
Le président congolais ajoute qu'en plus, Kigali « ridiculise » la RDC en envoyant un « groupuscule d'individus » qu'il qualifie de « pantins » et de « supplétifs » de l'armée rwandaise pour discuter avec un gouvernement légitime et reconnu. Autre argument avancé : il n'est pas question pour Kinshasa de retomber dans les travers du passé, à savoir négocier avec des groupes armés qui, quelques temps plus tard, reprennent les armes.
Pas de changement de ligne non plus du côté de Sultani Makenga. Dans une interview accordé à un journaliste indépendant, le chef militaire du groupe rebelle M23 s'est exprimé depuis Jomba, dans le Rutshuru, localité proche de Bunagana, zone sous contrôle de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC). Il estime que le M23 « a fait sa part ». Sous-entendu : se retirer d'une partie des territoires occupés. En retour, il exige donc un dialogue direct avec Kinshasa. Une demande formulée par le mouvement depuis le début de l'offensive.
Sans dialogue, Sultani Makenga assure par ailleurs que son mouvement ne se sent « en aucun cas » concerné par le processus de cantonnement et de désarmement acté lors du dernier sommet de l'EAC, le 31 mai.
Autres articles
-
Burkina Faso: les révélations de RSF sur le sort réservé au journaliste Atiana Serge Oulon
-
IA au Kenya: derrière les entreprises de sous-traitance, l'essor d'une nouvelle classe ouvrière
-
Rwanda: Aimable Karasira, youtubeur critique des autorités, meurt le jour de sa sortie de prison
-
Est de la RDC: une situation humanitaire «très préoccupante» dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, décrit le CICR
-
Afrique du Sud : la justice rouvre la porte à une éventuelle procédure de destitution du président Ramaphosa




Burkina Faso: les révélations de RSF sur le sort réservé au journaliste Atiana Serge Oulon


