La Céni se félicite d’avoir fait un choix ambitieux pour cette opération : ne pas se contenter d’afficher les listes électorales provisoires dans les chefs-lieux de territoire comme la loi l’y oblige, mais dans les plus de 17 000 futurs bureaux de vote. « Il faut être au plus près des gens, si l’on veut qu’ils viennent vérifier les listes, justifie Jean-Pierre Kalamba, rapporteur de la commission électorale, surtout en période de labour ».
Mais dans la pratique, cette ambition est-elle raisonnable ? Les observateurs électoraux en doutent puisqu’à ce stade même certains chefs-lieux de province n’ont toujours reçu aucune liste et que personne n’est en mesure de dire à quelle date le déploiement de ces listes sera achevé. « C’est très préoccupant », estime Bishop Abraham Djamba, de la SYMOCEL, la mission d'observation citoyenne des élections.
Opération d'affichage
La loi électorale donne en effet 30 jours aux citoyens congolais pour déposer des réclamations une fois les listes provisoires affichées, mais elle dit aussi que les listes définitives doivent être affichées 60 jours avant le scrutin, soit au plus tard le 23 octobre. Un délai d’ores et déjà impossible à tenir.
Le risque, souligne un autre observateur, c’est donc que les réclamations ne soient pas prises en compte ou mal. Et ce d’autant plus que dans certaines provinces, dit-il, des témoins se plaignent « de l’absence d’agents électoraux » pour recueillir ces réclamations. « Cette opération d’affichage, c’est de la façade », déplore-t-il.
Mais dans la pratique, cette ambition est-elle raisonnable ? Les observateurs électoraux en doutent puisqu’à ce stade même certains chefs-lieux de province n’ont toujours reçu aucune liste et que personne n’est en mesure de dire à quelle date le déploiement de ces listes sera achevé. « C’est très préoccupant », estime Bishop Abraham Djamba, de la SYMOCEL, la mission d'observation citoyenne des élections.
Opération d'affichage
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