En République démocratique du Congo, dans la province du Tanganyika, la création de l’aire protégée de Kabobo Lwama, au nord de la ville de Kalemie, prive le peuple autochtone des moyens de subsistance. Benjamin Mulezi wa Banze, membre de la communauté pygmée et représentant du peuple dans la région du Katanga, déplore le manque de consultation en amont.
« Là où il y a un parc, il y a interdiction de chasser, de tuer les gibiers, de couper les arbres. En compensation, il était prévu des activités de production, des moyens de subsistance en notre faveur. Mais aujourd'hui, il n’y a ni activité agricole ni élevage », dénonce-t-il.
Une représentation dans les institutions jugée insuffisante
Pour lui, la reconnaissance des droits des peuples autochtones dans la loi ne suffit pas : il faut une véritable représentation dans les institutions.
Benjamin Mulezi wa Banze rappelle ainsi qu'il a siégé dans le gouvernement provincial du Tanganyika, mais que c'était juste pour gérer le conflit de 2016 qui opposait les Bantous et les Pygmées. « L'intégration des peuples autochtones dans les institutions, c'est un plaidoyer de longue date. Mais la loi n’a aucun effet depuis qu’elle a été promulguée. Aujourd’hui à Manono, il y a la société Manono Lithium : aucun Pygmée n’y est intégré », s'indigne-t-il.
Pour ce représentant des peuples autochtones au Katanga, l’État doit renforcer leur participation à la vie publique pour éviter des frustrations.
« Là où il y a un parc, il y a interdiction de chasser, de tuer les gibiers, de couper les arbres. En compensation, il était prévu des activités de production, des moyens de subsistance en notre faveur. Mais aujourd'hui, il n’y a ni activité agricole ni élevage », dénonce-t-il.
Une représentation dans les institutions jugée insuffisante
Pour lui, la reconnaissance des droits des peuples autochtones dans la loi ne suffit pas : il faut une véritable représentation dans les institutions.
Benjamin Mulezi wa Banze rappelle ainsi qu'il a siégé dans le gouvernement provincial du Tanganyika, mais que c'était juste pour gérer le conflit de 2016 qui opposait les Bantous et les Pygmées. « L'intégration des peuples autochtones dans les institutions, c'est un plaidoyer de longue date. Mais la loi n’a aucun effet depuis qu’elle a été promulguée. Aujourd’hui à Manono, il y a la société Manono Lithium : aucun Pygmée n’y est intégré », s'indigne-t-il.
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