Les soldats du M23 ont, selon le porte-parole des soldats ougandais stationnés dans Bunagana, quitté la ville pour les collines de Sabino. Une partie des réfugiés qui étaient partis en Ouganda sont revenus pour cultiver leurs champs. Mais le poste-frontière n'a pas été rouvert avec ce pays par les autorités congolaises. Les produits de première nécessité arrivent donc en contrebande.
« Bunagana, c’est une ville qui est sur la frontière, rappelle Reagan Miviri, chercheur au groupe d'études sur le Congo et à l'Institut congolais de recherche Ebuteli en RDC, au micro de Claire Fages. Cela veut dire qu’il y a forcément des interactions entre l’Ouganda et la RDC au travers de cette frontière qui reste quand même ouverte. En même temps, on ne peut pas dire qu’il y a la normalité. Ça reste une zone occupée et la population se sent toujours en-dehors des structures normales de l’administration congolais ».
« C’est le M23 qui tient l’administration de toutes ces zones »
Si les soldats du M23 se font plus discrets à Bunagana, ce sont toujours eux qui administrent la zone, soulignent un chercheur et des témoins de la société civile. Beaucoup de déplacés ne sont pas revenus. Les soldats ougandais, kényans et soudanais, dont le mandat était de mener les belligérants à la négociation, n'y sont pas parvenus.
Reagan Miviri décrypte : « On a vu au travers des mois qu’il s’est créé plutôt une sorte de relation où les Ougandais sont d’un côté, le M23 de l’autre côté. C’est une stabilité précaire qui s’est créée. Les Ougandais et les Kenyans ne jouent aucun rôle administratif, ce qui signifie que dans cette zone-là, peu importe la présence de ces militaires de la Communauté est-africaine, c’est le M23 qui tient l’administration de toutes ces zones. »
L'administration congolaise n'a pas repris le contrôle de la zone et les enfants ne vont toujours pas à l'école.
À Kinshasa, on compte désormais sur une intervention militaire de la Communauté d'Afrique australe (SADC) pour libérer cette région de l’est du Congo. En attendant, le mandat de l'EAC a été prolongé jusqu'à la fin du mois d'août.
« Bunagana, c’est une ville qui est sur la frontière, rappelle Reagan Miviri, chercheur au groupe d'études sur le Congo et à l'Institut congolais de recherche Ebuteli en RDC, au micro de Claire Fages. Cela veut dire qu’il y a forcément des interactions entre l’Ouganda et la RDC au travers de cette frontière qui reste quand même ouverte. En même temps, on ne peut pas dire qu’il y a la normalité. Ça reste une zone occupée et la population se sent toujours en-dehors des structures normales de l’administration congolais ».
« C’est le M23 qui tient l’administration de toutes ces zones »
Si les soldats du M23 se font plus discrets à Bunagana, ce sont toujours eux qui administrent la zone, soulignent un chercheur et des témoins de la société civile. Beaucoup de déplacés ne sont pas revenus. Les soldats ougandais, kényans et soudanais, dont le mandat était de mener les belligérants à la négociation, n'y sont pas parvenus.
Reagan Miviri décrypte : « On a vu au travers des mois qu’il s’est créé plutôt une sorte de relation où les Ougandais sont d’un côté, le M23 de l’autre côté. C’est une stabilité précaire qui s’est créée. Les Ougandais et les Kenyans ne jouent aucun rôle administratif, ce qui signifie que dans cette zone-là, peu importe la présence de ces militaires de la Communauté est-africaine, c’est le M23 qui tient l’administration de toutes ces zones. »
L'administration congolaise n'a pas repris le contrôle de la zone et les enfants ne vont toujours pas à l'école.
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