Tout commence avec l'assassinat d'un membre de la communauté banyamulenge, fin avril. Un groupe armé issu de cette communauté va alors se venger sur leurs voisins babembe, accusés d'être responsables de ce crime. Deux personnes sont tuées, dont le chef du village de Mikungugwe.
Depuis cette date, le groupement de Bijombo, une centaine de kilomètres à l'ouest d'Uvira, vit au rythme d'attaques et de représailles. Dimanche 1er juillet encore, le village banyamulenge de Kagogo a été assailli par une coalition de Maï-Maï. Bilan : deux morts, plusieurs blessés, une quarantaine de vaches tuées et le village incendié.
Ces violences ont chassé des milliers de personnes de chez elles. André Byadunia, de la société civile d'Uvira, tire la sonnette d'alarme. Il comptabilise déjà « plus de 1 000 personnes déplacées et plus de 450 ménages disséminés » entre l'intérieur des terres, la ville d’Uvira et le territoire de Fizi, plus au sud. « La situation humanitaire est catastrophique, parce qu’aucune assistance n’a déjà été donnée à cette population. »
Ce conflit serait exacerbé par la présence de groupes rebelles burundais et rwandais alliés aux uns et aux autres, toujours selon la société civile congolaise. Mais difficile de savoir exactement ce qui se passe dans cette zone montagneuse située à une centaine de kilomètres à l'ouest d'Uvira, sans route ni téléphone.
Depuis cette date, le groupement de Bijombo, une centaine de kilomètres à l'ouest d'Uvira, vit au rythme d'attaques et de représailles. Dimanche 1er juillet encore, le village banyamulenge de Kagogo a été assailli par une coalition de Maï-Maï. Bilan : deux morts, plusieurs blessés, une quarantaine de vaches tuées et le village incendié.
Ces violences ont chassé des milliers de personnes de chez elles. André Byadunia, de la société civile d'Uvira, tire la sonnette d'alarme. Il comptabilise déjà « plus de 1 000 personnes déplacées et plus de 450 ménages disséminés » entre l'intérieur des terres, la ville d’Uvira et le territoire de Fizi, plus au sud. « La situation humanitaire est catastrophique, parce qu’aucune assistance n’a déjà été donnée à cette population. »
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