Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)

Iran-États-Unis: les négociations vont se poursuivre «en début de semaine prochaine», affirme Trump

L'Iran et les États-Unis sont convenus de « poursuivre leurs négociations », a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à l'issue vendredi d'une première session de pourparlers tenue à Oman dans une atmosphère « très positive » selon lui.



Le président américain Donald Trump a salué vendredi les « très bonnes » discussions en cours avec l'Iran, à l'issue d'une session de pourparlers à Oman, affirmant que les négociations allaient se poursuivre « en début de semaine prochaine ». « Nous avons également eu de très bonnes discussions sur l'Iran, l'Iran semble vouloir absolument conclure un accord », s'est félicité devant des journalistes à bord d'Air Force One le président américain, qui a déployé une force navale considérable dans le Golfe.
 
« Dans une atmosphère très positive, nos idées ont été échangées et les points de vue de l'autre partie nous ont été présentés », a déclaré M. Araghchi à la télévision d'État iranienne. Il a ajouté que les deux parties étaient « convenues de poursuivre les négociations, mais que les modalités et le calendrier seraient décidés ultérieurement. »
 
Des négociations sur la question nucléaire
Le spectre de la guerre s'éloigne donc un peu plus alors qu’il y a encore une semaine, le président Trump menaçait l’Iran frappes encore plus dure qu’au mois de juin dernier, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi. Une satisfaction pour le pouvoir, d’autant plus que si on croit les responsables iraniens, les négociations porteront sur la question du nucléaire. Téhéran a exclu de parler du programme balistique et de ses capacités militaires et défensives mais aussi de sa politique régionale et le soutien aux groupes comme le Hezbollah, les Houthis au Yémen, le Hamas ou encore les groupes chiites en Irak.
 
« Nous ne discutons que de la question nucléaire avec les Américains », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne vendredi après les discussions indirectes avec la délégation américaine.
 
Les médias iraniens ont même confirmé une brève rencontre entre Abbas Araghchi et Steve Witkoff accompagné par Jared Kushner, le gendre du président Trump. « Les deux délégations se sont salués comme le veut la coutume diplomatique », ont affirmé les médias officiels.
 
Mais en Iran, personne ne s’attend à un accord rapide avec la levée des sanctions et une amélioration de la situation économique
 
« Les résultats doivent être examinés attentivement à Téhéran et Washington »
« Nous avons l'intention de nous réunir de nouveau en temps voulu, les résultats devant être examinés attentivement à Téhéran et Washington », a déclaré pour sa part le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaïdi, précisant que les échanges avaient permis « d'identifier les domaines où des avancées sont possibles. »
 
Selon les images de l'agence de presse omanaise, l'amiral Brad Cooper, chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) était présent lors des pourparlers, tenus, selon une source proche des négociations, à la résidence de Badr al-Boussaïdi.
Le Qatar, allié des États-Unis, a exprimé l'espoir que les discussions « aboutissent à un accord global qui serve les intérêts des deux parties et renforce la sécurité et la stabilité dans la région. »
 
Nouvelles sanctions pétrolières contre l'Iran
Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions pétrolières contre l'Iran quelques heures après une première session de pourparlers à Oman, tenue dans une « atmosphère positive » selon Téhéran. Ces sanctions visent 15 entités, deux personnes et 14 navires de la flotte fantôme liés au commerce illicite de pétrole, de produits pétroliers et de produits pétrochimiques iraniens, selon le département d'État dans un communiqué.
 
Alors que Washington exige de discuter, outre du dossier nucléaire, du soutien de l'Iran à divers groupes armés hostiles à Israël et de son programme de missiles balistiques, Téhéran martèle ne vouloir aborder que le volet nucléaire, pour obtenir la levée des sanctions internationales qui asphyxient l'économie.
 
L'Iran doit renoncer « à être une puissance déstabilisatrice », a exhorté ce vendredi le chef de la diplomatie française, citant son programme nucléaire et son soutien aux groupes « terroristes » qui représentent une menace pour les pays du Proche et du Moyen-Orient et les pays européens. Jean-Noël Barrot, en visite dans la région, a en outre appelé « les groupes soutenus par l'Iran », dont le Hezbollah libanais, à exercer « la plus grande retenue » en cas d'escalade militaire entre Téhéran et les États-Unis.

RFI

Samedi 7 Février 2026 - 08:56


div id="taboola-below-article-thumbnails">

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter