Saïf al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi et candidat à la présidentielle en Libye, assassiné mardi 3 février à Zintan, a été inhumé ce vendredi après-midi à Bani Walid, ville de l'Ouest libyen, située à 170 km au sud de Tripoli. Elle est le fief de la tribu Werfalla restée fidèle au colonel Kadhafi. Une foule immense a commencé à affluer vers Bani Walid depuis la veille. Des milliers de personnes ont participé aux obsèques sous haute surveillance sécuritaire.
C’est en martyr et entouré d'une foule compacte que Saïf al-Islam Kadhafi a été inhumé après la prière du vendredi à Bani Walid, à côté de son frère Khamis et de son grand-père à Bani Walid.
Seuls les membres de sa famille et les proches ont été autorisés à entrer au cimetière pour lui rendre un dernier hommage.
Des milliers de Libyens étaient présents pour un dernier adieu à celui qui incarnait pour eux l'espoir de sauver un pays divisé et qui sombre dans le chaos depuis 2011.
Les drapeaux verts symbole du régime Kadhafi ont été hissés par la foule. Des slogans saluant la mémoire de Kadhafi et maudissant l'Otan ont été scandés.
Ses trois frères et sa sœur qui vivent tous en exil et qui craignent pour leur sécurité étaient absents. Ils n'ont pas souhaité la présence de personnalités politiques à la cérémonie.
« Un véritable référendum sur la popularité du père et du fils »
Pour Saadi Kadhafi, l'un de ses frères, ces funérailles sont comme un sondage sur la popularité de Saïf al-Islam : « Mort, il a gagné les élections », a-t-il écrit sur son compte X.
« Les funérailles du siècle… les plus grandes de l’histoire libyenne ! Louange à Dieu, Saïf al-Islam, tu as remporté les élections même après ta mort ! C’est un référendum national… Ô Dieu, fais de la Libye un pays sûr et réconcilie les Libyens », a écrit Saadi Kadhafi sur X.
L’expert politique Mustafa Fetouri présent aux funérailles a écrit de son côté qu’elles sont, en quelque sorte, « un véritable référendum sur la popularité du père et du fils ».
« J'ai vu aujourd'hui des dizaines de milliers de Libyens venus de tout le pays aux funérailles de feu Saif al-Islam Kadhafi, dans ma ville natale de Bani Walid. Ce spectacle, à travers le prisme de la foule, semblait dire : « Vous qui nous avez refusé les funérailles du père, nous voici venus assister à celles du fils, contre votre gré. » Un véritable référendum sur la popularité du père et du fils. Que Dieu leur accorde sa miséricorde » a écrit Mustafa Fetouri sur son compte X.
Saïf al-Islam a été assassiné à son domicile par quatre hommes cagoulés qui ont fait irruption chez lui, selon ses proches.
Le parquet a ouvert une enquête pour retrouver les auteurs. Une tâche très difficile pour plusieurs observateurs.
Alors qu'il a été considéré comme un espoir pour un pays divisé, son meurtre a suscité des interrogations autour des acteurs politiques pouvant en tirer profit.
Le mode opératoire imputé à des professionnels pose également des interrogations.
Avant l'enterrement, des manifestants ont parcouru les rues de Bani Walid, brandissant des drapeaux verts, symbole de l'ancien régime, ainsi que des portraits du père et du fils Kadhafi, promettant que « le sang des martyrs n'a pas coulé en vain ».
La mort de Saïf al-Islam fragilise le processus politique déjà très compliqué en Libye, affirment les observateurs.
C’est en martyr et entouré d'une foule compacte que Saïf al-Islam Kadhafi a été inhumé après la prière du vendredi à Bani Walid, à côté de son frère Khamis et de son grand-père à Bani Walid.
Seuls les membres de sa famille et les proches ont été autorisés à entrer au cimetière pour lui rendre un dernier hommage.
Des milliers de Libyens étaient présents pour un dernier adieu à celui qui incarnait pour eux l'espoir de sauver un pays divisé et qui sombre dans le chaos depuis 2011.
Les drapeaux verts symbole du régime Kadhafi ont été hissés par la foule. Des slogans saluant la mémoire de Kadhafi et maudissant l'Otan ont été scandés.
Ses trois frères et sa sœur qui vivent tous en exil et qui craignent pour leur sécurité étaient absents. Ils n'ont pas souhaité la présence de personnalités politiques à la cérémonie.
« Un véritable référendum sur la popularité du père et du fils »
Pour Saadi Kadhafi, l'un de ses frères, ces funérailles sont comme un sondage sur la popularité de Saïf al-Islam : « Mort, il a gagné les élections », a-t-il écrit sur son compte X.
« Les funérailles du siècle… les plus grandes de l’histoire libyenne ! Louange à Dieu, Saïf al-Islam, tu as remporté les élections même après ta mort ! C’est un référendum national… Ô Dieu, fais de la Libye un pays sûr et réconcilie les Libyens », a écrit Saadi Kadhafi sur X.
L’expert politique Mustafa Fetouri présent aux funérailles a écrit de son côté qu’elles sont, en quelque sorte, « un véritable référendum sur la popularité du père et du fils ».
« J'ai vu aujourd'hui des dizaines de milliers de Libyens venus de tout le pays aux funérailles de feu Saif al-Islam Kadhafi, dans ma ville natale de Bani Walid. Ce spectacle, à travers le prisme de la foule, semblait dire : « Vous qui nous avez refusé les funérailles du père, nous voici venus assister à celles du fils, contre votre gré. » Un véritable référendum sur la popularité du père et du fils. Que Dieu leur accorde sa miséricorde » a écrit Mustafa Fetouri sur son compte X.
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