Peut-on prédire la propagation du virus Ebola ? C’est l’ambition d’une étude publiée cette semaine pour le développement d'un modèle visant à anticiper les prochaines zones touchées par l’épidémie actuellement en République démocratique du Congo. Le rapport est signé par des chercheurs de l’INRB, de l’INSP, de l’OMS, d’Oxford, de Flowminder, d’Africa CDC et d’autres partenaires. L'objectif de cette étude : identifier les zones les plus exposées.
Depuis le 15 mai, tous les acteurs de terrain sont unanimes sur le constat : on court derrière la maladie. L’épidémie avait de l’avance et ce retard se prolonge. Cette étude a comme ambition de tenter de répondre à cette problématique avec ce modèle de propagation du virus Bundibugyo qui doit permettre la priorisation des zones de surveillance.
En collectant les données épidémiques jusqu’au 13 juillet et en les recoupant avec les déplacements, la densité de population et d’autres indicateurs, le rapport a mis en avant dix zones de santé les plus à risque pour les deux semaines suivantes. Huit se situent en Ituri, qui reste donc l’épicentre de l’épidémie : Rethy, Mahagi, Jiba, Biringi, Linga, Nyarambe et Angumu.
À cette liste s’ajoutent Lubero, dans le Nord-Kivu, ainsi que Watsa et Gombari dans le Haut-Uélé. Et effectivement, depuis la présentation du modèle, certaines zones ont connu leur premier cas, comme à Mahagi.
Pour les auteurs de cette étude, si l’on concentre la surveillance dans ces zones classées à risque, les chances de détecter au plus vite de nouvelles chaînes de contamination sont renforcées. Ils précisent néanmoins que ces résultats sont préliminaires et qu’une publication scientifique est en préparation.
Depuis le 15 mai, tous les acteurs de terrain sont unanimes sur le constat : on court derrière la maladie. L’épidémie avait de l’avance et ce retard se prolonge. Cette étude a comme ambition de tenter de répondre à cette problématique avec ce modèle de propagation du virus Bundibugyo qui doit permettre la priorisation des zones de surveillance.
En collectant les données épidémiques jusqu’au 13 juillet et en les recoupant avec les déplacements, la densité de population et d’autres indicateurs, le rapport a mis en avant dix zones de santé les plus à risque pour les deux semaines suivantes. Huit se situent en Ituri, qui reste donc l’épicentre de l’épidémie : Rethy, Mahagi, Jiba, Biringi, Linga, Nyarambe et Angumu.
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