Le paysage institutionnel, marqué par une multiplication jugée excessive des agences, doit entamer une mue profonde. A cet effet, Lansana Gagny Sakho, président du Cercle des administrateurs publics, s'est confié à L'Observateur. Pour lui, cette fragmentation est le fruit d’une accumulation de vingt ans sans stratégie globale, où « chaque nouvelle priorité a souvent donné lieu à une nouvelle structure, au lieu de renforcer ou réorienter celles qui existaient déjà».
Selon l’expert, cette dispersion des missions nuit gravement à l’action publique. Elle crée des doublons budgétaires et une confusion pour les usagers et les investisseurs. « Quand plusieurs structures interviennent sur le même segment, il devient difficile de savoir qui est réellement comptable des résultats », déplore-t-il, soulignant que cette situation « affecte la crédibilité de l'État » face aux partenaires internationaux.
Pour remédier à cette situation, M. Sakho propose des regroupements forts autour de pôles de compétences. Il suggère une fusion de l’Asepex et de l’Aprosi au sein de l’Apix pour offrir une « porte d’entrée unique ». Il propose également une rationalisation de l’Aser, l’Aner et l’Aeme, dont la coexistence actuelle «défie la logique administrative». Lansana Gagny Sakho suggère aussi une meilleure coordination entre l'Adepme, la Der/Fj et le Bureau de Mise à Niveau pour rendre l’écosystème «intelligible».
Au-delà de la réduction du nombre d'entités, l'enjeu est culturel. M. Sakho appelle à passer d'une «logique de structure à la logique de résultat». Cela passe par des contrats d’objectifs précis, des évaluations indépendantes et une transparence accrue. Enfin, il préconise de déplacer le pilotage stratégique du ministère des Finances vers la Présidence ou la Primature afin d'assurer une vision transversale capable de « soutenir durablement les ambitions du pays. »
Selon l’expert, cette dispersion des missions nuit gravement à l’action publique. Elle crée des doublons budgétaires et une confusion pour les usagers et les investisseurs. « Quand plusieurs structures interviennent sur le même segment, il devient difficile de savoir qui est réellement comptable des résultats », déplore-t-il, soulignant que cette situation « affecte la crédibilité de l'État » face aux partenaires internationaux.
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