En séance plénière, ce lundi 17 août, l’Assemblée nationale du Sénégal examine une proposition portant modification de l’article 37 de la Constitution. Celle-ci vise à rendre obligatoire la déclaration de patrimoine du président de la République non seulement à son entrée, mais aussi à la fin de son mandat avec publication. A l’ouverture des travaux, Abdou Mbow, député du groupe Takku Wallu Sénégal, a vivement critiqué cette initiative, dénonçant «un règlement de compte politique» entre Ousmane Sonko et Diomaye Faye, deux anciens alliés ayant conquis le pouvoir ensemble.
D’abord, Abdou Mbow admet qu’une «Constitution n'est pas figée» et qu’elle «doit pouvoir s'adapter» aux changements et réalités de toute société. Cependant, dans le contexte actuel du Sénégal, il perçoit dans la proposition de révision de l’article 37 une manœuvre politique qui ne sert pas les intérêts du peuple.
«Il y a quatre grands intérêts concrets pour les populations quand on doit changer la constitution : mieux protéger les droits et libertés des populations, améliorer le fonctionnement de l'État et des services publics, renforcer la démocratie et la stabilité du pays et répondre à de nouvelles réalités sociales», a dit le parlementaire.
En poursuivant, il a précisé que parmi ces quatre points, «aucun ne justifie» la révision constitutionnelle. «La seule et unique raison de cette révision constitutionnelle, c'est une guerre politicienne entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko», a-t-il déploré.
Par ailleurs, le député a soutenu que cette initiative vise à «prendre les Sénégalais en otage» et à mettre en œuvre «une opération de blanchiment politique» qui relègue au second plan les réalités du peuple, «au moment où le coût de la vie augmente» citant la flambée des prix des denrées alimentaires et l’augmentation récente du coût de l’essence.
D’abord, Abdou Mbow admet qu’une «Constitution n'est pas figée» et qu’elle «doit pouvoir s'adapter» aux changements et réalités de toute société. Cependant, dans le contexte actuel du Sénégal, il perçoit dans la proposition de révision de l’article 37 une manœuvre politique qui ne sert pas les intérêts du peuple.
«Il y a quatre grands intérêts concrets pour les populations quand on doit changer la constitution : mieux protéger les droits et libertés des populations, améliorer le fonctionnement de l'État et des services publics, renforcer la démocratie et la stabilité du pays et répondre à de nouvelles réalités sociales», a dit le parlementaire.
En poursuivant, il a précisé que parmi ces quatre points, «aucun ne justifie» la révision constitutionnelle. «La seule et unique raison de cette révision constitutionnelle, c'est une guerre politicienne entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko», a-t-il déploré.
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