À Richard-Toll, la Fédération des associations féminines du Sénégal a appelé à « une application rigoureuse » des lois criminalisant les violences basées sur le genre. Intervenant lors d’une séance d’échanges organisée dans le cadre des 16 jours d’activisme, Penda Soumaré, point focal du projet JAVA, a regretté que « les textes criminalisant le viol existent mais leur application reste limitée ». Elle a souligné que de nombreux cas ne sont pas signalés et que les procédures, lorsqu’elles sont enclenchées, « sont longues, complexes et souvent abandonnées ».
Selon elle, les avancées législatives n’ont pas encore produit les résultats attendus, en raison d’une prise en charge insuffisante des victimes. En dehors de quelques points de prestation de santé, la région manque de dispositifs d’écoute, d’orientation et de soutien, ce qui freine le référencement et compromet la documentation des cas.
La rencontre a réuni les Bajenou Gox du district sanitaire, considérées comme des acteurs essentiels dans la prévention et le suivi communautaire. Elles ont fait état de difficultés récurrentes, notamment l’absence de formation adaptée et le manque d’outils pour accompagner efficacement les survivantes.
La FAFS a exhorté les autorités à renforcer les mécanismes existants, soutenir les structures communautaires et veiller à l’application stricte des lois afin de réduire l’impunité et mieux protéger les femmes et les filles, rapporte Aps.
Selon elle, les avancées législatives n’ont pas encore produit les résultats attendus, en raison d’une prise en charge insuffisante des victimes. En dehors de quelques points de prestation de santé, la région manque de dispositifs d’écoute, d’orientation et de soutien, ce qui freine le référencement et compromet la documentation des cas.
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