« Incitation à l’insurrection », actes visant à « ternir l’image du pays » ou encore « mépris du drapeau national », autant de charges qui pèsent sur le colonel Tom Byabagamba, l’ancien tout puissant chef de la garde présidentielle, et le général en retraite Frank Rusagara.
Si mardi la cour n’a pas détaillé les faits qui leur sont reprochés, le parquet les avait accusés, lors d’audience préalable, d’avoir tenté de retourner des responsables militaires contre le pouvoir pour le premier, et pour le second, d’avoir relayé la « propagande » du RNC, ce parti d’opposition en exil qualifié par Kigali de terroriste.
Le parquet avait par exemple accusé M. Rusagara d’avoir dit à plusieurs occasions que le président rwandais était « un dictateur » à la tête d’un « Etat policier ».
A la barre, les prévenus ont plaidé non coupable. La séance a été rapidement ajournée car un troisième prévenu, le chauffeur de M. Rusagara, qui lors de l’audience toussait et semblait fébrile, a assuré qu’il nécessitait des soins médicaux. Ce dernier, accusé de dissimulation de preuves, avait lors d’une audience préalable, affirmé avoir été torturé en détention.
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