La crise qui secoue le système de santé sénégalais franchit un nouveau palier de confrontation. Après l'évaluation de leur précédent mouvement, les syndicalistes dressent un constat amer : aucune avancée n'a été notée, impactant lourdement la prise en charge des populations dans les postes et centres de santé. La vice-présidente de l’alliance, Adja Ndeye Diakhaté, fustige notamment l'attitude du Ministre de la Santé, l'accusant de passivité et de manque d'implication réelle dans les négociations, avec seulement trois rencontres jugées infructueuses depuis sa prise de fonction.
Ce nouveau bras de fer, qui débutera à la mi-mai, se veut particulièrement contraignant pour l'État. And Gueusseum a décidé de geler des piliers essentiels de la santé publique, incluant le boycott de la supervision, de la coordination et des sessions de formation. Plus grave encore pour la santé des populations, les syndicalistes annoncent l'arrêt total de leur participation aux programmes nationaux de lutte contre la tuberculose et contre le paludisme, des secteurs pourtant vitaux.
Face à une absence de consensus au niveau du ministère de tutelle, l'organisation syndicale se tourne désormais vers le sommet de l'exécutif. Elle interpelle solennellement le président de la République pour qu'il intervienne afin de mettre un terme à cette crise sociale, livre iRadio.
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