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Sénégal: vers une éventuelle baisse des prix des denrées de premières nécessités

Depuis quelques jours, le kilogramme du sucre est passé de 600 francs à 625 francs, voire 750 francs CFA au Sénégal. Une hausse qui n’a pas sa raison d’être au moment de procéder à l’élaboration d’une nouvelle équipe gouvernementale, selon le président l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen). Toutefois, Momar Ndao a indiqué que le gouvernement travaille sur une éventuelle baisse des prix des denrées de premières nécessités. Le défenseur des consommateurs d’annoncer la tenue d’une réunion du comité des prix ce mardi.



Sénégal:  vers une éventuelle baisse des prix des denrées de premières nécessités
La décision du ministre du Commerce d’augmenter le prix du sucre de 600 francs à 625 francs voire 750 francs Cfa le kg pour permettre à la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) de vendre ses produits et offrir aux Sénégalais les quantités requises sur le marché, n’est pas du goût des organisations consuméristes, notamment l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen).

D’après le président de ladite association, Momar Ndao, joint par PressAfrik, "cette hausse ne se justifie pas". Il a estimé que ce n’est pas "opportun de prendre des décisions au moment de procéder à l’élaboration d’une nouvelle équipe gouvernementale".

« Nous sommes très remontés contre la gestion du ministère du Commerce dans la mesure où la hausse sur le sucre, qui fait passer le prix de 600 francs à 625 francs, elle ne se justifie pas. Non seulement, elle ne se justifie pas, actuellement, on est en train d’évacuer les affaires courantes parce qu’il va y avoir un nouveau gouvernement. Donc, il y a un certain nombre de décisions qui ne doivent pas être prises à ces moments-là », a réagi Momar Ndao, président de l’Ascosen.

 

Sénégal:  vers une éventuelle baisse des prix des denrées de premières nécessités
une violation de la procédure 

Le sucre étant un produit homologué, la modification de son prix devait respecter une procédure bien définie. « Les propositions de variation de prix que ce soit la baisse ou la hausse sont transmises au conseil national de la consommation qui est une instance plus ouverte dans laquelle, il y a des journalistes, les industriels, les distributeurs, les consommateurs, l’administration, qui valide les nouveaux prix à la baisse ou à la hausse », a-t-il expliqué.

« Ce n’est qu’après cette validation que le ministre va faire un arrêté pour fixer les prix adoptés en conseil national de la consommation. Ce qui n’a pas été le cas pour cette augmentation du sucre », a ajouté M. Ndao. A l'en croire, « la procédure n’a pas été respectée ». Selon lui, le conseil national de la consommation avait adopté au mois d’août, une augmentation du prix du sucre à 600 francs, mais pas à 625 francs.

D’après le président de l’Ascosen, l’ajustement à 600 Fcfa sur le prix du sucre au mois d’août, c’était pour permettre aux industriels et aux commerçants de pouvoir s’en sortir. « La CSS (Compagnie Sucrière sénégalaise) avait renoncé à l’augmentation. Ce qui est bizarre et grave, c’est que la CSS a renoncé à l’augmentation de 25 francs. Les commerçants importateurs disent qu’ils n’ont pas bénéficié non plus de cette augmentation, mais ça veut dire qu’on nous a fait payer plus cher le kilo de sucre uniquement pour personne, pour les détaillants finalement».

Il a, pour sa part, indiqué que les détaillants ne sont pas dans une situation compliquée qu’il faut corriger. Momar de souligner que l’imbroglio sur le prix du sucre ne se justifie pas. D’après lui, l’Ascosen est en train de travailler sur une nouvelle grille de prix pour l’huile, le riz et le sucre. 

« Le président (Macky Sall) a été clair, il a dit que tous ces produits reviennent à la baisse. Pour ce qui concerne le sucre, on va revenir à ce qui avait été adopté en conseil national de la consommation au mois d’août à 600 francs au lieu de 625. Sur le riz, aussi, il y a des calculs qui sont en train d’être faits pour pouvoir le faire baisser de même que sur l’huile », a-t-il fait savoir. Soutenant qu’ « une fois adoptée, ça va être mis en application ».

M. Ndoa a annoncé la tenue d’une réunion du comité des prix mardi pour pouvoir valider les propositions d’ajustement, d’abandon de taxe ou de droit sur certains produits notamment sur l’huile ou le riz.

 

Moussa Ndongo

Lundi 14 Février 2022 - 14:06


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