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Six Nations: la France vient à bout de l'Angleterre après un choc irrespirable et conserve son titre

L'équipe de France a vaincu l'Angleterre (48-46) au bout d'un Crunch incertain et irrespirable en clôture du Tournoi des Six Nations, ce samedi 14 mars au Stade de France, pour remporter un second titre d'affilée après celui acquis en 2025 sur la même pelouse. C'est la première fois depuis 2007 que le XV de France conserve son titre dans le Tournoi, et son troisième sacre lors des cinq dernières éditions.



Les plus belles victoires, celles qui restent longtemps dans les esprits, ressemblent sans doute à cela : difficiles, acquises au bout d'une longue bataille, loin d'être parfaites mais toujours mémorables et qui délivrent au final toute une équipe et tout un peuple.
 
Une semaine après sa déconvenue à Murrayfield et un rêve de Grand Chelem envolé, le XV de France a dû batailler dur pour vaincre l'Angleterre (48-46) au Stade de France et conserver son titre dans le Tournoi des Six Nations. Alors que l'Irlande était sortie victorieuse d'une Écosse accrocheuse plus tôt dans la journée (43-21), les Bleus savaient ce qu'il leur restait à faire pour s'imposer face à des Anglais pourtant bien mal en point avant ce dernier match. Mais pour les 120 ans du Crunch, ils ont démontré pourquoi la rivalité avec les Français était plus que jamais d'actualité et faisait toujours autant d'étincelles.
 
Peut-être pas encore totalement rétablis du revers surprise essuyé le week-end dernier, les Bleus ont été en grande souffrance face aux assauts anglais et n'ont jamais réellement su contenir leurs ardeurs. Mais la confrontation qui en a résulté a donné lieu à un choc débridé et spectaculaire qui a donné des sueurs froides aux supporters français avant de leur offrir un bonheur inoubliable.
 
Une défense française en souffrance
Dès la première offensive du match, un ballon rasant a presque offert un essai éclair aux Anglais, avant d'être repris par l'arbitre pour un en-avant évident. Mais les Bleus étaient prévenus. Louis Bielle-Biarrey, d'abord en échec sur l'aile, a finalement inscrit le premier essai de la soirée en filant plus vite que tout le monde (7e, 7-0) pour lancer ce Crunch et redonner confiance à ses coéquipiers. Mais laissé trop libre à droite, Roebuck a profité des largesses défensives françaises pour inscrire à son tour le premier essai anglais (10e, 7-5).
 
« LBB » ne l'entendait lui pas de cette oreille : déjà bien parti pour être l'homme de la soirée dès le premier quart d'heure, la fusée tricolore a été servie par Jalibert pour aller conclure à nouveau (13e, 14-5). Le XV de la Rose, inspiré ce soir à Saint-Denis, est rapidement revenu au score en trompant une défense française trop perméable grâce à Murley (19e, 14-10). Jalibert s'est lui vu refuser un essai après arbitrage vidéo (22e), récupérant tout de même une pénalité pour permettre à Ramos de creuser un peu l'écart (23e, 17-10).
 
C'était insuffisant pour se mettre totalement hors de portée des Anglais, qui ont mis les Bleus en grande souffrance sur une longue séquence près de la ligne et un ballon porté qui a fini par faire mouche (26e, 17-17). Les hommes de Galthié se sont peu à peu enfoncés dans un scénario délicat avec un nouvel essai adverse (34e) suivi d'une pénalité (38e, 17-27) concédée en fin de premier acte. Secoués par leurs rivaux, les Bleus ont poussé pour recoller avant la pause et leurs efforts ont payé : une faute de Genge sur un maul près de la ligne leur a permis d'empocher un essai de pénalité (40e+4, 24-27) et de leur remettre la tête hors de l'eau au cœur de la tempête.
 
Un Bielle-Biarrey record, Ramos en sauveur
Le XV de France, en supériorité numérique au retour des vestiaires, a remis la marche avant sans attendre pour ne pas douter trop longtemps. Dupont a d'abord servi Bielle-Biarrey qui a aplati à nouveau (42e, 31-27) puis Attissogbe est venu enfoncer le clou dans ce temps fort tricolore (49e, 38-27). Mais la révolte française a été interrompue par une interception de Chessum qui a filé seul pour inscrire un essai (51e, 38-32). Ils ont ensuite repris les commandes en malmenant la défense française sur sa ligne (57e, 38-39), signe que ce bras de fer ne pouvait qu'être irrespirable jusqu'au bout.
 
Heureusement, l'équipe de France a pu compter sur Bielle-Biarrey stratosphérique ce soir à Saint-Denis pour faire pencher la balance du bon côté. Inarrêtable, irrésistible, l'« arme fatale » de la France, comme l'a qualifié Fabien Galthié après le match, a trouvé la faille pour la quatrième fois de la soirée (66e, 45-39) au terme d'une chevauchée folle où il a déposé la moitié des adversaires sur son passage. Surtout, il s'est offert un record vieux de 112 ans en totalisant 9 essais dans cette édition, effaçant les 8 unités de l'Anglais Cyril Nelson Lowe (1914) et de l'Écossais Ian Scott Smith (1925) qu'il avait lui-même égalées l'année dernière.
 
Une faute et un carton jaune reçu par Bamba est venu compliquer la tâche aux Bleus dans les dix dernières minutes. Dans un moment critique, les hommes de Galthié ont enfin montré une défense solide en repoussant les Anglais sur la ligne (74e) mais cela n'a pas suffi pour empêcher un nouvel essai à quelques minutes du terme (77e, 45-46).
 
Menée d'un seul petit point dans les dernières minutes, les Français ont su faire preuve de caractère pour aller arracher une pénalité à 45 mètres qui a laissé le champ libre à Thomas Ramos pour délivrer les siens et tout le Stade de France au bout de la nuit (80e+3, 48-46). « Du début à la fin, cela a été âpre, difficile et complexe. Est-ce qu'on a eu le temps d'avoir peur ? Je n'en suis pas certain », a confié l'entraîneur de l'équipe de France une fois l'émotion retombée. Et avec ce second titre remporté de suite, une première depuis 2007, les Bleus repartent aussi sans aucun doute avec l'une des plus belles victoires de leur histoire dans le Tournoi des Six Nations.

RFI

Dimanche 15 Mars 2026 - 01:24


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