Fin mai, un véhicule piégé avait explosé, ouvrant la voie à un commando qui avait réussi à pénétrer à l'intérieur du Parlement. Les combats contre les forces de sécurité avaient duré entre trois et quatre heures. Les députés, en session, avaient pu être exfiltrés, mais l'attaque avait fait plus de dix morts. A la suite de quoi, le ministre de l'Intérieur avait démissionné.
Ce samedi, le même bâtiment a été visé. Mais cette fois, le mode opératoire semblait moins complexe. Il s'agissait d'un véhicule piégé qui n'a pas pu dépasser la barrière protégée par des soldats, dont certains ont été tués. La détonation a été entendue à plusieurs kilomètres à la ronde. Si les députés se trouvaient à l'intérieur, aucun n'a été blessé.
Le mouvement shebab, qui a revendiqué l'attaque, avait menacé d'intensifier les attentats pendant la période du ramadan. Et les membres de l'Assemblée nationale sont devenus depuis plusieurs mois des cibles privilégiées.
Jeudi dernier, un député a été assassiné par des hommes armés qui ont tiré sur son véhicule, non loin du palais présidentiel et, en avril, deux de ses collègues étaient tués en deux jours consécutifs.
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