Selon le spécialiste de la Corne de l'Afrique, Roland Marchal, chercheur au CERI (Centre d’études et de recherches internationales), cette victoire provoque un affaiblissement stratégique des shebabs, qui n'ont presque plus accès au sud de la Somalie :
« Avec l’offensive qui a débuté au mois de mars, aujourd’hui pratiquement tous les ponts qui surplombent la rivière Shabelle et qui permettent donc de passer des deux côtés sont sous le contrôle des forces internationales, explique-t-il. Ce qui veut dire qu'al-Shebab va avoir beaucoup de problèmes à transporter par la route des effectifs nombreux, des armes lourdes, du ravitaillement pour ses troupes. Donc ça va leur créer des problèmes logistiques qu’ils n’avaient pas avant. On sait que l’organisation islamiste s’en est rendu compte puisque, quelques jours avant la mort d’Ahmed Godane, on avait vu les familles des principaux commandants qui étaient encore dans le sud de la Somalie, remonter vers le Nord. Donc quitter cette zone pour ne pas être prisonniers de cette enclave au sud de façon peut-être à laisser après leur père ou leur mari mener la lutte comme ils l’entendaient ».
Mais selon le spécialiste de la Corne de l'Afrique, même si cette victoire est forte symboliquement, sur le terrain elle ne sera pas forcément décisive. L’Amisom ne doit donc pas crier tout de suite à l’éradication des shebabs.
-
Au Mali, «l’externalisation de la sécurité n’a pas fonctionné», selon Bakary Sambe du Timbuktu Institute
-
Procès libyen en appel: le parquet requiert de nouveau sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy
-
Tribunal de Dakar: une ancienne footballeuse risque 20 ans de prison pour viol collectif présumé sur une mineure
-
Est de la RDC: après son retrait d'Uvira, l'AFC/M23 se repositionne à Kamanyola
-
Journalistes condamnés en Tunisie: la justice confirme leur peine de prison en appel





Au Mali, «l’externalisation de la sécurité n’a pas fonctionné», selon Bakary Sambe du Timbuktu Institute


