Officiellement, le mandat du président Salva Kiir s’achève le mois prochain. Celui-ci est au pouvoir depuis la création du pays en 2011. Et l’élection présidentielle, prévue il y a trois ans, a été reportée par deux fois en raison de la guerre civile.
Aujourd’hui, c’est donc un gouvernement de transition qui dirige le pays, issu d’un accord de paix signé en 2015. Mais le mandat de cette autorité de transition s’achève, et en l’absence d’un nouvel accord de paix avec l’opposition, cette autorité sera bientôt illégitime.
Pour le politologue Jacob Chol, de l’université de Juba, la prorogation du mandat de ce gouvernement est donc une bonne solution pour éviter une vacance du pouvoir.
« On ne sait pas si l’accord de paix avec l’opposition sera signé aujourd’hui, demain ou le mois prochain. Et donc la logique des autorités est que, s’il n’y a pas rapidement un accord, il faut rapidement qu’elles puissent rester légitimes en attendant. Une fois un accord signé avec un partage du pouvoir, celui-ci remplacera le gouvernement de transition en réunissant les différents protagonistes, y compris l’opposition. »
Mais pour le principal groupe armé d’opposition de Riek Machar, cette solution est illégale et contre-productive. Et ce alors que les deux parties négocient en ce moment même à Khartoum un partage du pouvoir. Pour l’opposition, cet amendement indique que le gouvernement n’est pas prêt à signer un accord de paix.
Aujourd’hui, c’est donc un gouvernement de transition qui dirige le pays, issu d’un accord de paix signé en 2015. Mais le mandat de cette autorité de transition s’achève, et en l’absence d’un nouvel accord de paix avec l’opposition, cette autorité sera bientôt illégitime.
Pour le politologue Jacob Chol, de l’université de Juba, la prorogation du mandat de ce gouvernement est donc une bonne solution pour éviter une vacance du pouvoir.
« On ne sait pas si l’accord de paix avec l’opposition sera signé aujourd’hui, demain ou le mois prochain. Et donc la logique des autorités est que, s’il n’y a pas rapidement un accord, il faut rapidement qu’elles puissent rester légitimes en attendant. Une fois un accord signé avec un partage du pouvoir, celui-ci remplacera le gouvernement de transition en réunissant les différents protagonistes, y compris l’opposition. »
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