Khalid Ahmed, est l’imam de Tuti à l'est du Soudan. Il a été fait prisonnier par les paramilitaires des Forces de soutien rapide pour s’être opposé à leur loi brutale. Six mois plus tard, à son retour chez lui, il découvre l’ampleur du désastre. « Quand on est rentrés, tous les livres étaient éparpillés par terre. Les meubles détruits. Le climatiseur démonté. Ils pensaient qu’on cachait quelque chose dedans. Ça nous a pris plus d’une semaine, juste pour nettoyer la maison ».
Tuti a été coupée du monde pendant près de deux ans. Les FSR contrôlaient les ponts et les bateaux. Et les miliciens réquisitionnaient les maisons, comme celle de Jawal Mohamed Ali. « Les FSR sont restés chez moi deux ou trois semaines. Moi je n’ai pas encore réemménagé, parce que c’est inhabitable. Ils ont même cassé des murs. Il n’y a plus de fenêtres, plus de portes. Je ne connais même pas encore l’étendue de tous les dégâts ».
Assis sur une chaise cassée, une cagette de tomates devant lui, Amadaldeen Khawjali attend les clients. Il a perdu tous ses biens et sa famille manque aujourd’hui de tout. « Je vends ces quelques fruits pour gagner un peu d’argent pour faire vivre ma famille. Je gagne entre 4 000 et 5 000 livres soudanaises par jour, environ deux euros. Avec ça je peux juste acheter du pain et des falafels pour mes enfants ».
Avant la guerre, Tuti dénombrait plus de 4 000 habitants. Ils ne sont plus que quelques centaines aujourd’hui.
Tuti a été coupée du monde pendant près de deux ans. Les FSR contrôlaient les ponts et les bateaux. Et les miliciens réquisitionnaient les maisons, comme celle de Jawal Mohamed Ali. « Les FSR sont restés chez moi deux ou trois semaines. Moi je n’ai pas encore réemménagé, parce que c’est inhabitable. Ils ont même cassé des murs. Il n’y a plus de fenêtres, plus de portes. Je ne connais même pas encore l’étendue de tous les dégâts ».
Assis sur une chaise cassée, une cagette de tomates devant lui, Amadaldeen Khawjali attend les clients. Il a perdu tous ses biens et sa famille manque aujourd’hui de tout. « Je vends ces quelques fruits pour gagner un peu d’argent pour faire vivre ma famille. Je gagne entre 4 000 et 5 000 livres soudanaises par jour, environ deux euros. Avec ça je peux juste acheter du pain et des falafels pour mes enfants ».
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