Alors que la levée de l'embargo sur les armes à destination des rebelles syriens a été décidée, lundi 27 mai, par les 27 États membres de l'Union européenne, la Russie a annoncé par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, qu'elle ne renoncerait pas à ses projets de livraison de missiles sol-air au régime de Bachar al-Assad, en dépit des objections occidentales. La livraison de ces systèmes de défense, a-t-il poursuivi, contibuera à dissuader toute velléité d'ingérence dans le conflit en cours depuis mars 2011 que pourraient nourrir des "têtes brûlées".
"Les livraisons n'ont pas eu lieu, et j'espère qu'elles n'auront pas lieu", a déclaré, de son côté, le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon. "Mais si par malheur elles arrivent en Syrie, nous saurons quoi faire", a-t-il menacé. Les autorités israéliennes redoutent, en effet, que de telles armes ne finissent par tomber entre les mains du Hezbollah libanais ou des forces iraniennes. Tsahal a mené début mai une série de raids aériens en Syrie pour détruire, selon des sources israéliennes et occidentales, des armes destinées au mouvement chiite pro-iranien
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