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Tabaski 2026 : les éleveurs saluent les mesures de l’État mais alertent sur la dépendance au bétail importé



À l’approche de la Tabaski, une fête marquée par une forte demande en bétail, le président de la maison des éleveurs, Ismaïla Sow, a salué les mesures prises par l’État du Sénégal pour garantir un approvisionnement suffisant du marché en moutons.

Selon lui, cette décision, anticipée et stratégique, devrait permettre de faciliter l’accès au bétail pour les populations, tout en contribuant à une stabilisation des prix à l’approche de cette importante fête religieuse. Une initiative qu’il juge essentielle dans un contexte marqué par de fortes tensions sur le marché.

Cependant, malgré cette satisfaction, le responsable des éleveurs n’a pas caché ses préoccupations face à la dépendance persistante du Sénégal vis-à-vis des pays voisins pour l’approvisionnement en moutons. Une situation qu’il considère comme un véritable défi économique, susceptible de fragiliser durablement la filière locale.

« Je le félicite, je le remercie très sincèrement pour avoir pris des décisions très tôt. C’est très important », a-t-il déclaré au micro de iRadio, avant de souligner les difficultés actuelles du secteur. « Nous avons des problèmes très sérieux au Sénégal, notamment en matière d’approvisionnement des marchés », a-t-il ajouté.

Ismaïla Sow s’inquiète particulièrement du recours massif à des pays comme la Mauritanie ou le Mali pour satisfaire la demande nationale, surtout dans un pays où les événements religieux et traditionnels sont nombreux. « Cela me fait peur », a-t-il insisté, appelant à une prise de conscience des autorités.

Face à ces défis, il plaide pour la mise en place de politiques publiques plus ambitieuses et adaptées aux réalités locales, afin de renforcer l’élevage national et réduire progressivement cette dépendance extérieure. L’objectif, selon lui, est aussi d’éviter une flambée des prix de la viande, qui pourrait pénaliser les consommateurs.

« Nous ne voulons pas que les prix de la viande augmentent fortement. Si l’on copie simplement certains modèles étrangers sans tenir compte de nos réalités, nous risquons d’aboutir à des prix très élevés », a-t-il averti.


Samedi 11 Avril 2026 - 15:00


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