Baradine Berdeï Targuio avait été arrêté à son domicile, le 24 janvier 2020, parce qu'il avait publié sur les réseaux sociaux, via son compte privé, un message en langue zagawa évoquant l'état de santé du président Idriss Déby.
Suite à cette condamnation, son avocat, Me Max Lalngar, a dit son intention de se pourvoir en cassation. Joint par Léonard Vincent, du service Afrique de RFI, il décrit son sentiment à l'énoncé de ce verdict et l'état d'esprit de son client.
« Écoutez, [il est] très choqué... et quand on connaît les faits, à l’origine donc de cette condamnation de trois ans ferme, il est combatif. Il n’est nullement démonté. Nous lui avons fait comprendre que nous allons nous retrouver à nouveau devant le juge. Je crois qu’il est dans cet esprit-là. Il nous a par contre dit: " j’espère bien que les juges de la Cour suprême seront moins politiques que ceux de la Cour criminelle ". C’est cela le fond du problème. C’est un dossier politique. Et si nous-mêmes, avocats, n’avions pas usé les voies politiques, il serait toujours, aujourd’hui même, encore à l’ANS [Agence nationale de sécurité, NDLR]. Pour qu’il sorte de l’ANS et (soit) transféré à la justice il a fallu que nous passions par nos partenaires et que nous empruntions les voies de la politique pour l’extraire des griffes de l’ANS où il a été torturé, disons-le. »
Suite à cette condamnation, son avocat, Me Max Lalngar, a dit son intention de se pourvoir en cassation. Joint par Léonard Vincent, du service Afrique de RFI, il décrit son sentiment à l'énoncé de ce verdict et l'état d'esprit de son client.
« Écoutez, [il est] très choqué... et quand on connaît les faits, à l’origine donc de cette condamnation de trois ans ferme, il est combatif. Il n’est nullement démonté. Nous lui avons fait comprendre que nous allons nous retrouver à nouveau devant le juge. Je crois qu’il est dans cet esprit-là. Il nous a par contre dit: " j’espère bien que les juges de la Cour suprême seront moins politiques que ceux de la Cour criminelle ". C’est cela le fond du problème. C’est un dossier politique. Et si nous-mêmes, avocats, n’avions pas usé les voies politiques, il serait toujours, aujourd’hui même, encore à l’ANS [Agence nationale de sécurité, NDLR]. Pour qu’il sorte de l’ANS et (soit) transféré à la justice il a fallu que nous passions par nos partenaires et que nous empruntions les voies de la politique pour l’extraire des griffes de l’ANS où il a été torturé, disons-le. »
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