Thiaba Kamara Sy, experte-comptable et figure de la société civile, a livré une analyse sur les premiers pas du régime de Bassirou Diomaye Faye. Selon elle, « le système » qu'on prétend combattre n'a jamais été aussi fort .
Co-signataire de la tribune « La rupture ne se proclame pas, elle se pratique », Thiaba SY a précisé que sa démarche n'est pas une réaction aux critiques, mais un rappel de cohérence. Pour l'ancienne présidente de « Demain Sénégal », l'instrument central de cette transformation reste le Pacte national de bonne gouvernance démocratique. Un document que le candidat Diomaye Faye avait lui-même signé, s'engageant à « faire table rase » d'un système rejeté massivement par les Sénégalais pour reconstruire sur des bases consensuelles et inclusives.
Selon Thiaba Kamara Sy, le temps joue contre la réforme. Ele a pointé ce qu'elle appelle une « erreur méthodologique » dans la conduite du changement. « Plus on s’enfonce dans le système qu’on est censé modifier, plus le temps passe, et plus le changement devient difficile », a-t-elle signalé, ce dimanche à l’émission Grand Jury.
S'appuyant sur une célèbre anecdote de maxime d'Albert Einstein, elle estime qu'on ne peut résoudre un problème en gardant le même niveau de pensée que celui qui l'a créé. Selon elle, loin de s'affaiblir, le « système » semble s'être renforcé, les nouvelles autorités s'y étant potentiellement moulées par manque de stratégie de rupture immédiate.
Tout en reconnaissant que le tandem au pouvoir n'a pas reçu un « cadeau » compte tenu de la complexité de l'héritage institutionnel et financier, elle a regretté un déficit de méthode. Pour elle, la confiance massive accordée par le peuple lors de la présidentielle et des législatives offrait une fenêtre de tir unique pour engager des réformes structurelles profondes.
« L’absence d’une approche plus stratégique et plus méthodique dès les premiers instants du mandat constitue », selon elle, « une difficulté supplémentaire » qui pourrait entraver la promesse de transformation systémique portée par le PASTEF.
Co-signataire de la tribune « La rupture ne se proclame pas, elle se pratique », Thiaba SY a précisé que sa démarche n'est pas une réaction aux critiques, mais un rappel de cohérence. Pour l'ancienne présidente de « Demain Sénégal », l'instrument central de cette transformation reste le Pacte national de bonne gouvernance démocratique. Un document que le candidat Diomaye Faye avait lui-même signé, s'engageant à « faire table rase » d'un système rejeté massivement par les Sénégalais pour reconstruire sur des bases consensuelles et inclusives.
Selon Thiaba Kamara Sy, le temps joue contre la réforme. Ele a pointé ce qu'elle appelle une « erreur méthodologique » dans la conduite du changement. « Plus on s’enfonce dans le système qu’on est censé modifier, plus le temps passe, et plus le changement devient difficile », a-t-elle signalé, ce dimanche à l’émission Grand Jury.
S'appuyant sur une célèbre anecdote de maxime d'Albert Einstein, elle estime qu'on ne peut résoudre un problème en gardant le même niveau de pensée que celui qui l'a créé. Selon elle, loin de s'affaiblir, le « système » semble s'être renforcé, les nouvelles autorités s'y étant potentiellement moulées par manque de stratégie de rupture immédiate.
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