Six jours après l’élection présidentielle, alors que la France n’a pas réagi au résultat contesté du scrutin, le bihebdomadaire L’Alternative accuse Franck Paris, le conseiller Afrique du président français de « connivence incestueuse » avec le pouvoir togolais. « Il se charge de ripoliner l’image et rendre lisse la dictature togolaise auprès de son patron Emmanuel Macron, en contrepartie d’espèces sonnantes et trébuchantes », écrit le journal.
Quatre jours plus tard, un autre journal d’opposition, Liberté, s'en prend vertement à l’ambassadeur de France cette fois. « Marc Vizy, l’autre ennemi de la démocratie au Togo », attaque en une le journal, qui écrit : « Pour les générosités dont il jouit régulièrement du régime, il se range du côté de la dictature ».
Accusations « graves, infondées et calomnieuses »
Face à ces accusations qu’il juge « graves, infondées et calomnieuses », fait inhabituel, l’ambassadeur de France décide de porter plainte, non pas devant la justice mais devant la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).
Le 23 mars, cette dernière a suspendu les deux publications. Le bihebdomadaire L’Alternative écope de deux mois d’interdiction de paraître et le quotidien Liberté, de deux semaines. Estimant que la véracité des informations diffusées n’était pas établie, la HAAC a jugé que les deux publications avaient violé le code de déontologie des journalistes et le code de la presse.
Quatre jours plus tard, un autre journal d’opposition, Liberté, s'en prend vertement à l’ambassadeur de France cette fois. « Marc Vizy, l’autre ennemi de la démocratie au Togo », attaque en une le journal, qui écrit : « Pour les générosités dont il jouit régulièrement du régime, il se range du côté de la dictature ».
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