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Transport aérien : quelles sont les liaisons les plus rentables au départ du continent ?



Transport aérien : quelles sont les liaisons les plus rentables au départ du continent ?
Les dix routes aériennes les plus rentables d'Afrique viennent d'être dévoilées par la société d'analyse OAG. Emirates et les liaisons en Afrique du Sud dominent le classement. Seule route ouest-africaine de ce top 10 : Abidjan-Paris, qui arrive en huitième position.

Emirates opère les liaisons les plus rentables du continent, la moitié d’entre elles reliant l’Afrique du Sud à l’Europe ou à l’Asie. Dans le Top 10 publié le 13 août par la société OAG (spécialiste de l’analyse du trafic aérien), la dubaïote Emirates  revient à quatre reprises parmi les compagnies opérant les routes les plus rentables, les aéroports de Johannesburg et du Cap accueillant pour leur part cinq de ces dix routes.
En tête de ce classement, qui couvre la période d’avril 2018 à mars 2019, la ligne Johannesburg-Dubaï  opérée par Emirates a généré 315,6 millions de dollars. Elle devance les lignes Johannesburg-Londres (British Airways, 295 millions de dollars de chiffre d’affaires) et Le Caire-Djeddah (Saudi Arabian Airlines, 242 millions de dollars de chiffre d’affaires).
La seule ligne du top 10 en Afrique de l’Ouest est Abidjan-Paris, opérée par Air France, qui génère 175 millions de dollars : elle se classe en huitième position grâce à une clientèle « business » importante. Selon divers analystes, avec trois vols quotidiens elle serait même parmi les lignes les plus rentables d’Air France.

Une recette de la rentabilité ?


Comment expliquer la rentabilité accrue d’une route aérienne ? « Difficile de répondre, reconnaît John Grant, analyste aérien et vice-président de l’OAG. Chaque compagnie, chaque ligne a ses coûts propres et ses fournisseurs, lesquels pratiquent des prix différents. Généralement, les routes les plus rentables ont une large proportion de voyageurs en classe business, qui paieront un prix élevé, ou bien un large marché de passagers en classe tourisme tout au long de l’année ».

Selon l’analyste, l’aéroport de Johannesburg semble justement présenter une combinaison de ces deux atouts. Pour ce qui est de la prédominance d’Emirates, il ajoute que « cette compagnie dispose d’un réseau très dense en Afrique et propose des connexions vers d’autres ensembles régionaux ».

Une seule ligne intra-africaine

80 % du trafic intercontinental reliant l’Afrique aux autres continents est assuré par des compagnies étrangères. La seul ligne intra-africaine du classement est celle qui relie Le Cap à Johannesburg (South African Airways, 185 millions de dollars). Une particularité qui représente un défi pour le trafic aérien entre pays africains.

« Ce sont les vols long-courrier qui génèrent le plus de recettes, en particulier ceux disposant d’une classe affaire, rappelle l’analyste. Mais sur le continent, les court- et moyen-courrier sont majoritaires ». Cette offre des compagnies africaines répond à la demande de leurs utilisateurs mais elle est aussi conditionnée par les barrières réglementaires entre États en vigueur sur le continent.

Le projet de Marché unique du trafic aérien en Afrique (Mutaa) entend justement s’attaquer à ces barrières (taxes et législations) afin de faciliter les liaisons intra-africaines. L’objectif est aussi de faire baisser le prix des billets et de développer ce mode de transport sur le continent.Si le Mutaa ne fera pas forcement grimper les interconnexions continentales dans le haut du classement de l’OAG, il renforcera la concurrence dans le ciel africain, et ce au détriment des compagnies les plus modestes, préviennent certains analystes.

Jeune Afrique

Vendredi 23 Août 2019 - 10:14



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