Il était impossible ce mercredi soir de s'approcher de la synagogue de la Ghriba, ciblée dans la nuit par une attaque ayant fait quatre morts, dont deux civils. La route était bloquée par des barrières de béton et des forces de l'ordre empêchent l'accès au périmètre. Le calme qui y régnait tranchait considérablement avec les scènes de colère auxquelles on pouvait assister plus tôt dans la journée à Djerba.
«On parlait en attendant le taxi et puis d’un coup, on a entendu «boum, boum». Les deux premiers boums, on a cru que c’étaient des pétards. Dès qu’on s’est retournés - ça s’est passé à vingt mètres - on a vu des enfants courir, d’un coup tous les policiers se sont couchés. »
La sortie des corps des deux civils de l'hôpital a ainsi donné lieu à une grande confusion. Des membres de la communauté juive ont demandé à pouvoir se recueillir sur les dépouilles une toute dernière fois. Mais leur requête a été rejetée par les forces de l'ordre tunisiennes.
Tensions à l'hôpital de Djerba
Kippa sur la tête, des dizaines de jeunes Tunisiens juifs bloquaient la route. « On a juste demandé à ce que le convoi funéraire passe une dernière fois par le quartier des défunts. La police a dit ok, d’accord et puis ils ont pris la tangente avec les corps en direction de Tunis. Cela ne se fait pas, ce n’est pas correct », raconte un jeune homme.
Ce différend avec la police qui a pour ordre d’emmener les deux dépouilles des civils à Tunis avant leur inhumation a fait ressortir les frustrations de certains. Alors que l’attaque de Djerba a coûté la vie à deux des leurs à qui ils ne pourront pas rendre de dernier hommage, un homme craque, éclate en pleurs en s’adressant à un policier. « Vous vous faites appeler forces de sécurité, mais elle est où la sécurité, elle est où ? », lui lance-t-il.
Un autre confie ne plus se sentir en sécurité désormais en Tunisie. « Moi, j’habite à Djerba, mais je crois que je vais quitter ce pays. Je vais aller ailleurs pour être clair avec vous. J’ai envie de partir à cause de cette situation et du mépris qu’on a pour nous ». Une communauté en demande de plus de sécurité d’autant qu’une nouvelle fête juive sera célébrée dans deux semaines.
« C'est très dommage pour le vivre ensemble parce que c'est un lieu exemplaire du vivre ensemble. Les juifs viennent faire leur fête sur une terre d'islam, c'est quand même très important et c'est un symbole que cela se maintienne ».
«On parlait en attendant le taxi et puis d’un coup, on a entendu «boum, boum». Les deux premiers boums, on a cru que c’étaient des pétards. Dès qu’on s’est retournés - ça s’est passé à vingt mètres - on a vu des enfants courir, d’un coup tous les policiers se sont couchés. »
La sortie des corps des deux civils de l'hôpital a ainsi donné lieu à une grande confusion. Des membres de la communauté juive ont demandé à pouvoir se recueillir sur les dépouilles une toute dernière fois. Mais leur requête a été rejetée par les forces de l'ordre tunisiennes.
Tensions à l'hôpital de Djerba
Kippa sur la tête, des dizaines de jeunes Tunisiens juifs bloquaient la route. « On a juste demandé à ce que le convoi funéraire passe une dernière fois par le quartier des défunts. La police a dit ok, d’accord et puis ils ont pris la tangente avec les corps en direction de Tunis. Cela ne se fait pas, ce n’est pas correct », raconte un jeune homme.
Ce différend avec la police qui a pour ordre d’emmener les deux dépouilles des civils à Tunis avant leur inhumation a fait ressortir les frustrations de certains. Alors que l’attaque de Djerba a coûté la vie à deux des leurs à qui ils ne pourront pas rendre de dernier hommage, un homme craque, éclate en pleurs en s’adressant à un policier. « Vous vous faites appeler forces de sécurité, mais elle est où la sécurité, elle est où ? », lui lance-t-il.
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