L’avocate Sonia Dahmani avait été arrêtée en mai dernier par des hommes en cagoules devant les objectifs de nos confrères de France 24. Elle est désormais poursuivie pour avoir tenu des propos ironiques en lien avec la situation que traverse la Tunisie et encourt jusqu’à cinq ans de prison. Cela en vertu d’un décret promulgué en 2022 et qui vise à lutter contre les « fausses nouvelles ».
Son arrestation avait déclenché une grève et une vague de mécontentement dans la profession.
Son cas pourrait constituer un exemple des critiques formulées par des ONG. De nombreuses organisations de défense de droit de l’Homme qualifient, elles, ce décret d’outil qui vise à museler les voix jugées dissidentes.
Un café et une cigarette à la main, Mehdi Dahmani, frère de Sonia Dahmani, cache mal sa fébrilité au milieu de la foule : « Il y a une grande peur qui nous prend dans le ventre mais ça ne nous empêche pas d’avoir un petit peu d’espoir. »
Sa sœur Ramla, elle, affiche un grand sourire contrebalancé par des yeux embués. Au total, 10 heures d’attente dans les méandres du tribunal et une audience suspendue.
Mardi soir, Sonia Dahmani passe encore la nuit en prison, la même où elle a été victime de mauvais traitements, selon sa sœur cadette. « Elle a subi ce qu’ils appellent une fouille à nu : elle a dû se mettre à quatre pattes dans différentes positions. Dans un État de droit, ce ne sont pas des choses qui doivent arriver. »
Lundi 9 septembre, Sonia Dahmani a reçu le soutien d’une quinzaine d’avocats français venus spécialement à Tunis pour assister à l’audience. Parmi eux, Maître Hélène Laudic-Baron, vice-présidente du Conseil national des barreaux : « Le cas de Sonia Dahmani qui est arrêtée, dans la maison de l’avocat, c’est quelque chose qui est inacceptable. On est venus pour ce procès mais de manière générale, on profite de ce déplacement pour apporter notre soutien à tous les avocats de Tunisie »
Comme Sonia Dahmani, des dizaines de personnes ont été arrêtées en raison de propos en lien avec la situation politique dans leur pays.
Son arrestation avait déclenché une grève et une vague de mécontentement dans la profession.
Son cas pourrait constituer un exemple des critiques formulées par des ONG. De nombreuses organisations de défense de droit de l’Homme qualifient, elles, ce décret d’outil qui vise à museler les voix jugées dissidentes.
Un café et une cigarette à la main, Mehdi Dahmani, frère de Sonia Dahmani, cache mal sa fébrilité au milieu de la foule : « Il y a une grande peur qui nous prend dans le ventre mais ça ne nous empêche pas d’avoir un petit peu d’espoir. »
Sa sœur Ramla, elle, affiche un grand sourire contrebalancé par des yeux embués. Au total, 10 heures d’attente dans les méandres du tribunal et une audience suspendue.
Mardi soir, Sonia Dahmani passe encore la nuit en prison, la même où elle a été victime de mauvais traitements, selon sa sœur cadette. « Elle a subi ce qu’ils appellent une fouille à nu : elle a dû se mettre à quatre pattes dans différentes positions. Dans un État de droit, ce ne sont pas des choses qui doivent arriver. »
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