En arrivant devant le tribunal, elles se sont immédiatement dénudées. Les seins à l'air, « révolution » et « sextremism » peinturés sur le corps. Les trois jeunes femmes européennes ont crié leurs slogans en grimpant sur les grilles d'entrée, devant des dizaines de caméras qui les attendaient.
Les Femen avaient soigneusement donné rendez-vous à la presse. Leur mot d'ordre : « Libérez Amina », l'activiste tunisienne en détention préventive depuis une semaine pour avoir tagué le mot Femen sur le cimetière de la grande mosquée de Kairouan, quatrième ville sainte de l'islam, et dont le procès s'ouvre ce jeudi.
Après un moment d'incrédulité, l'action des Femen a très vite choqué et provoqué la colère des passants, comme cette avocate non voilée : « C’est intolérable, je suis choquée. Je suis avocate depuis quinze ans ici, je suis choquée. De l’extrême droite à l’extrême gauche, on ne permet pas ça, même un athée en Tunisie ne permet pas ça. On peut croire ou pas en Dieu mais on ne permet pas ça ».
Pour éviter leur lynchage par une foule en colère, les Femen ont été traînées à terre par la police jusque dans leur local. Toutes les trois sont aujourd'hui en détention, entre les mains de la justice tunisienne.
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