La Bibliothèque Universitaire de Dakar vient de franchir une étape majeure dans sa mission de conservation. En cédant ses manuscrits et archives privées, Ken Bugul permet désormais aux chercheurs, étudiants et passionnés de plonger au cœur de son processus créatif et de son legs culturel. Pour François Malik Diouf, directeur de la bibliothèque et enseignant-chercheur, cet acte permet de « pérenniser les manuscrits des auteurs sénégalais, particulièrement les femmes », afin d'éviter les pertes documentaires massives constatées par le passé.
Au-delà de la valeur académique, le directeur général de l'institution a salué un « acte citoyen fort ». Ces documents originaux offriront une proximité inédite avec la pensée de l'écrivaine pour tous ceux qui travaillent sur ses œuvres. Pour l'université, recevoir un tel patrimoine de la part d'une figure aussi emblématique de la littérature africaine est une reconnaissance de son rôle de gardienne du savoir.
L'écrivaine, de son côté, a profité de cette tribune pour sensibiliser la jeunesse sur l'importance de la lecture et de la transmission de la mémoire aux générations futures. Face à l'hégémonie des réseaux sociaux, Ken Bugul appelle les institutions à réagir : « Nos institutions doivent aussi envahir les réseaux sociaux » pour proposer des contenus qualitatifs et contrecarrer les dérives du numérique.
En facilitant ainsi l'accès à ses écrits au sein du temple du savoir, l'auteure de Le Baobab fou espère raviver l'intérêt des apprenants pour le livre papier tout en assurant que l'identité littéraire du Sénégal ne s'efface pas devant l'écran.
Au-delà de la valeur académique, le directeur général de l'institution a salué un « acte citoyen fort ». Ces documents originaux offriront une proximité inédite avec la pensée de l'écrivaine pour tous ceux qui travaillent sur ses œuvres. Pour l'université, recevoir un tel patrimoine de la part d'une figure aussi emblématique de la littérature africaine est une reconnaissance de son rôle de gardienne du savoir.
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