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VIH en milieu carcéral : le CNLS rassure sur la prise en charge des détenus



Suite à l’arrestation de plusieurs individus présentés comme membres d’un réseau présumé d’homosexuels, le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), à travers son Secrétariat exécutif, a tenu à apporter des précisions sur la prise en charge des personnes détenues vivant avec le VIH au Sénégal.
 
Dans un communiqué, le CNLS rappelle qu’en accord avec les directives nationales et les principes internationaux, la « personne détenue vivant avec le VIH bénéficie des mêmes standards de soins appliqués au niveau de la communauté en général ».
 
Le Conseil ajoute que : la « personne détenue vivant avec le VIH peut vivre en communauté sans risque de transmission ou de contamination du virus aux autres membres en milieu de détention. Elle peut partager les mêmes cellules que les autres détenus sans risque ».
 
D’après le document, la confidentialité, le respect de la dignité et la non-stigmatisation doivent être garantis: le statut sérologique du détenu ne doit pas être divulgué, l'isolement en cellule individuelle n'est pas recommandé, le dossier médical doit être séparé de celui de l'administration pénitentiaire, gardé à l'infirmerie sous la responsabilité du médecin (ou de l'infirmier) responsable de la structure. La continuité du traitement antirétroviral doit être assurée afin d'éviter toute interruption en milieu de détention.
 
Le CNLS précise qu’au Sénégal, le suivi médical des détenus vivant avec le VIH est assuré dans les centres de santé ou dans les services spécialisés des hôpitaux. « Le suivi se fait sous la surveillance du service médical de l'administration pénitentiaire, avec un respect strict des rendez-vous, déterminés en fonction de l'état clinique de la personne détenue et de la réponse au traitement antirétroviral », peut-on lire.
 
« Une personne vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral efficace, avec une charge virale indétectable ne transmet pas le virus »
 
Pour le Conseil, le dépistage n'est pas obligatoire dans les prisons du Sénégal. La priorité doit être la prise en charge en cas de sérologie VIH positive. Cette prise en charge s'établit dès son premier contact avec le milieu carcéral par le personnel médical.
 
Lorsque la personne est déjà sous traitement antirétroviral, elle doit prendre contact avec son médecin traitant pour connaitre son schéma thérapeutique et le suivi adapté à son état clinique, assurer une continuité sans rupture.
 
Le Conseil rappelle par ailleurs un principe scientifique fondamental : une personne vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral efficace, avec une charge virale indétectable, ne transmet pas le virus. Ce principe est connu sous l’appellation « Indétectable = Intransmissible » (I=I). Les traitements permettent en effet de réduire la charge virale à un niveau indétectable, empêchant ainsi la transmission.
 
Enfin, le CNLS souligne que, dans le cadre du renforcement de la prise en charge du VIH en milieu carcéral, des activités de formation et de plaidoyer auprès des infirmiers, des surveillants et des directeurs des maisons d'arrêt et de correction sont régulièrement menées.

Moussa Ndongo

Lundi 23 Février 2026 - 21:30


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