La région de Tambacounda fait face à une situation préoccupante concernant la prise en charge pédiatrique du VIH. Au moins vingt-deux enfants sont identifiés comme porteurs du virus, mais une partie importante d’entre eux ne bénéficie pas d’un suivi médical régulier, a alerté la direction régionale de la Santé. « On a moins d’une trentaine, environ 22 enfants qui sont identifiés. Ce que nous regrettons, c’est qu’une bonne partie n’est pas traitée », a déclaré docteur Céline Dieng, représentante du directeur régional de la Santé.
S’exprimant dimanche à l’issue d’une randonnée pédestre organisée en prélude à la Journée mondiale de lutte contre le Sida, célébrée ce lundi 1er décembre, la praticienne a évoqué les contraintes auxquelles se heurtent les services sanitaires. Selon elle, certains enfants sont « perdus de vue, parce qu’ils habitent souvent dans des zones reculées et difficiles d’accès aux soins, ou dans un cadre qui ne favorise pas leur entretien régulier ». Ces obstacles compliquent la continuité des traitements antirétroviraux, pourtant essentiels pour éviter les complications et limiter la propagation du virus.
Le district sanitaire souligne également la nécessité de renforcer les efforts dans la prévention de la transmission mère-enfant. « Le taux de transmission du Sida de la mère à l’enfant est de 0,3 % au niveau national, mais à Tambacounda, qui est une région carrefour, nous sommes à 0,8 %, donc un peu plus au-dessus de la moyenne nationale », a indiqué docteur Dieng.
Selon elle, la position géographique de la région, traversée par d’importants flux migratoires internes et transfrontaliers, augmente sa vulnérabilité. « Nous devons redoubler tous les efforts de l’État pour nous aligner sur les chiffres au niveau national, et pourquoi pas réduire ce taux jusqu’à 0 % », a-t-elle insisté.
La responsable sanitaire a par ailleurs pointé un faible taux de dépistage chez les hommes, un facteur qui complique la maîtrise de l’épidémie dans la région. « Nous constatons que ce sont les femmes qui se présentent le plus dans les services de santé. Et à travers elles, nous invitons les maris et également les jeunes garçons à venir se faire dépister, car le dépistage a l’avantage de faire découvrir la maladie, de la prendre en charge précocement et d’éviter d’arriver à une situation regrettable », a-t-elle lancé au micro de l'APS.
À Tambacounda, les autorités sanitaires espèrent que la Journée mondiale de lutte contre le Sida servira de levier pour renforcer les campagnes de sensibilisation, améliorer l’accès aux soins et réduire les inégalités dans la prise en charge, particulièrement chez les enfants, les hommes et les populations vivant dans les zones les plus enclavées.
S’exprimant dimanche à l’issue d’une randonnée pédestre organisée en prélude à la Journée mondiale de lutte contre le Sida, célébrée ce lundi 1er décembre, la praticienne a évoqué les contraintes auxquelles se heurtent les services sanitaires. Selon elle, certains enfants sont « perdus de vue, parce qu’ils habitent souvent dans des zones reculées et difficiles d’accès aux soins, ou dans un cadre qui ne favorise pas leur entretien régulier ». Ces obstacles compliquent la continuité des traitements antirétroviraux, pourtant essentiels pour éviter les complications et limiter la propagation du virus.
Le district sanitaire souligne également la nécessité de renforcer les efforts dans la prévention de la transmission mère-enfant. « Le taux de transmission du Sida de la mère à l’enfant est de 0,3 % au niveau national, mais à Tambacounda, qui est une région carrefour, nous sommes à 0,8 %, donc un peu plus au-dessus de la moyenne nationale », a indiqué docteur Dieng.
Selon elle, la position géographique de la région, traversée par d’importants flux migratoires internes et transfrontaliers, augmente sa vulnérabilité. « Nous devons redoubler tous les efforts de l’État pour nous aligner sur les chiffres au niveau national, et pourquoi pas réduire ce taux jusqu’à 0 % », a-t-elle insisté.
La responsable sanitaire a par ailleurs pointé un faible taux de dépistage chez les hommes, un facteur qui complique la maîtrise de l’épidémie dans la région. « Nous constatons que ce sont les femmes qui se présentent le plus dans les services de santé. Et à travers elles, nous invitons les maris et également les jeunes garçons à venir se faire dépister, car le dépistage a l’avantage de faire découvrir la maladie, de la prendre en charge précocement et d’éviter d’arriver à une situation regrettable », a-t-elle lancé au micro de l'APS.
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