De retour au Sénégal après un long séjour en France, l’ancien lutteur Ouza Sow s’est confié sans filtre à la chaîne Bprod Media TV. Dans cet entretien, il révèle pour la première fois un drame personnel insoutenable : avoir été drogué puis violé par un compatriote, un acte qu’il qualifie de « particulièrement douloureux » en raison de la trahison qu’il représente.
« On m’avait drogué puis violé. Ce qui me fait le plus mal, c’est qu’un Sénégalais qui me connaît m’a fait ça et, en plus, il m’a filmé », confie-t-il, laissant transparaître toute l’amertume d’une blessure profonde.
Une plainte avortée et un acte de justice personnelle
Désireux d’obtenir réparation, Ouza Sow s’est rendu au commissariat pour porter plainte. Mais les policiers lui ont demandé ses pièces d’identité. Malheureusement, il avait perdu l’ensemble de ses papiers (carte d’identité, passeport), rendant la procédure impossible.
Ne pouvant compter sur les voies légales, il a alors basculé dans un acte désespéré. « Je me suis fait justice moi-même. Je me suis saisi d’un couteau après avoir trouvé mon agresseur et je lui ai asséné plusieurs coups. Inerte, je le croyais déjà mort », raconte-t-il. Immédiatement après, il s’est présenté à la police pour avouer avoir tué un compatriote. C’est en exposant les circonstances de son geste que les autorités ont estimé qu’il souffrait de troubles psychiques, conduisant à son internement en hôpital psychiatrique.
Deux années d’internement et un traumatisme persistant
Ouza Sow dit avoir passé deux ans dans un établissement psychiatrique, une période qu’il a vécue comme une injustice. « Je n’étais pas fou. À chaque fois, je le répétais aux médecins : je ne suis pas fou, c’est simplement parce que j’ai agi suite à ce qu’on m’a fait. On m’a souillé et j’ai voulu me faire justice moi-même », insiste-t-il.
Aujourd’hui, s’il affirme avoir ressenti le besoin de se libérer en témoignant pour la première fois dans les médias, il admet que les séquelles restent intactes. « C’est une gangrène sur mon cœur. Je ne dors plus la nuit. Le viol que j’ai subi me hante toujours. J’ai des traumatismes à cause de ça », confie-t-il, le moral anéanti.
Il ajoute avoir perdu toute confiance en l’être humain et se dit profondément blessé. « Je sais maintenant ce que vivent les personnes victimes de viol. Ça gâche toute une vie », lance-t-il.
Malgré ce lourd passé, Ouza Sow nourrit encore des projets. Il compte revenir dans le monde de la lutte, non pas pour la gloire, mais pour encadrer la jeunesse. « Que Dieu m’aide à retrouver mon esprit afin de poursuivre mes activités dans la lutte en aidant les jeunes. La lutte m’a tout donné et j’ai inspiré beaucoup de jeunes à entrer dans ce sport, je voudrais davantage poursuivre mes activités », espère-t-il.
Enfin, l’ancien lutteur a tenu à plaider pour la libération de Liss Ndiago, actuellement emprisonné, montrant ainsi que, malgré ses propres épreuves, il garde une pensée pour ses pairs derrière les barreaux.
« On m’avait drogué puis violé. Ce qui me fait le plus mal, c’est qu’un Sénégalais qui me connaît m’a fait ça et, en plus, il m’a filmé », confie-t-il, laissant transparaître toute l’amertume d’une blessure profonde.
Une plainte avortée et un acte de justice personnelle
Désireux d’obtenir réparation, Ouza Sow s’est rendu au commissariat pour porter plainte. Mais les policiers lui ont demandé ses pièces d’identité. Malheureusement, il avait perdu l’ensemble de ses papiers (carte d’identité, passeport), rendant la procédure impossible.
Ne pouvant compter sur les voies légales, il a alors basculé dans un acte désespéré. « Je me suis fait justice moi-même. Je me suis saisi d’un couteau après avoir trouvé mon agresseur et je lui ai asséné plusieurs coups. Inerte, je le croyais déjà mort », raconte-t-il. Immédiatement après, il s’est présenté à la police pour avouer avoir tué un compatriote. C’est en exposant les circonstances de son geste que les autorités ont estimé qu’il souffrait de troubles psychiques, conduisant à son internement en hôpital psychiatrique.
Deux années d’internement et un traumatisme persistant
Ouza Sow dit avoir passé deux ans dans un établissement psychiatrique, une période qu’il a vécue comme une injustice. « Je n’étais pas fou. À chaque fois, je le répétais aux médecins : je ne suis pas fou, c’est simplement parce que j’ai agi suite à ce qu’on m’a fait. On m’a souillé et j’ai voulu me faire justice moi-même », insiste-t-il.
Aujourd’hui, s’il affirme avoir ressenti le besoin de se libérer en témoignant pour la première fois dans les médias, il admet que les séquelles restent intactes. « C’est une gangrène sur mon cœur. Je ne dors plus la nuit. Le viol que j’ai subi me hante toujours. J’ai des traumatismes à cause de ça », confie-t-il, le moral anéanti.
Il ajoute avoir perdu toute confiance en l’être humain et se dit profondément blessé. « Je sais maintenant ce que vivent les personnes victimes de viol. Ça gâche toute une vie », lance-t-il.
Malgré ce lourd passé, Ouza Sow nourrit encore des projets. Il compte revenir dans le monde de la lutte, non pas pour la gloire, mais pour encadrer la jeunesse. « Que Dieu m’aide à retrouver mon esprit afin de poursuivre mes activités dans la lutte en aidant les jeunes. La lutte m’a tout donné et j’ai inspiré beaucoup de jeunes à entrer dans ce sport, je voudrais davantage poursuivre mes activités », espère-t-il.
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