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le nouvel émissaire de l'ONU face à une situation «catastrophique» au Yémen

Selon les Nations unies, le pays compte désormais 22 millions d’habitants dans le besoin d’une assistance humanitaire, dont huit millions en urgence alimentaire absolue. Soit une nouvelle descente aux enfers au Yémen, en proie à un conflit qui oppose les rebelles houthis aux partisans du président Hadi depuis 2015. C’est au milieu de ce que l’ONU considère comme la pire crise humanitaire au monde provoquée par l'homme que doit arriver son nouvel envoyé spécial, Martin Griffith.



Les conditions de vie y sont « catastrophiques » a convenu le chef des opérations de l'aide de l'ONU John Ging, ce mardi 27 février, devant le Conseil de sécurité, qui a aussi détaillé les chiffres du désastre : 22 millions de Yéménites ont besoin d'une assistance humanitaire, dont 8 millions sont en situation d'urgence alimentaire absolue. Plus d'un million de Yéménites ont attrapé le choléra au cours de l'année écoulée et, pour la première fois depuis 1982, des cas de diphtérie ont été enregistrés dans le pays.

C'est dans ce contexte qu'un nouvel envoyé spécial de l'ONU doit arriver au Yémen. Le Britannique Martin Griffith tentera de relancer un processus politique au point mort. Son prédécesseur Ould Cheikh Ahmed, qui s'exprimait pour la dernière fois devant le Conseil de sécurité, s'est montré très sceptique sur les chances de succès. « Je doute de la réelle volonté des décideurs yéménites de faire la paix », a-t-il dit en notant que l'escalade militaire se poursuivait depuis novembre dernier.

Martin Griffiths, troisième médiateur en 7 ans

Le Britannique Martin Griffiths, qui dirige actuellement la fondation European Institute of Peace, basée à Bruxelles, a été nommé le 15 février dernier comme émissaire spécial des Nations unies pour le Yémen. Il devient le troisième médiateur chargé de ce conflit en sept ans.

L'actuel émissaire spécial, le Mauritanien Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, avait indiqué qu'il ne souhaitait pas conserver son poste après l'expiration de son contrat à la fin de février. Il n’est pas parvenu à un résultat quelconque pour mettre fin au conflit en cours. Notamment dû à son rejet par les rebelles houthis.

Son prédécesseur, Jamal Benomar, avait démissionné en avril 2015 après l'échec de quatre ans d'efforts pour établir une transition politique.

RFI

AYOBA FAYE

Mercredi 28 Février 2018 - 13:28



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