Faya Millimono a reconnu s'être trompé. Contrairement à ce que l'opposant avait affirmé dans un discours, l'actuel ministre guinéen de la justice Mohamed Lamine Fofana n'a pas participé à la rébellion en 2000. Une reconnaissance des faits qui n'a pas empêché l'inculpation de Faya Millimono pour diffamation, puis son incarcération à la prison centrale de Conakry.
À l'issue de l'audition par le doyen des juges d'instruction ce vendredi, la défense se dit surprise de la tournure des événements. « C'est excessif, cela ne mérite pas une détention car Faya Millimono a présenté ses excuses », insiste Maître Salifou Beavogui. Arrivé 4ème à l'élection présidentielle en 2015, le dirigeant du bloc libéral était déjà sous contrôle judiciaire dans une autre affaire pour trouble à l'ordre publique - il avait maintenu une manifestation interdite par les autorités.
Cependant, cette mise sous mandat de dépôt n'a rien de politique, affirme l'accusation. Selon le code pénal, en cas de diffamation, les condamnations peuvent aller jusqu'à 1 an d'emprisonnement. Malgré les vacances judiciaires, la rapidité de la décision est justifiée selon Maître Adama Skel Fofana, car de telles allégations « sont dangereuses pour la stabilité du pays », affirme l'avocat.
À l'issue de l'audition par le doyen des juges d'instruction ce vendredi, la défense se dit surprise de la tournure des événements. « C'est excessif, cela ne mérite pas une détention car Faya Millimono a présenté ses excuses », insiste Maître Salifou Beavogui. Arrivé 4ème à l'élection présidentielle en 2015, le dirigeant du bloc libéral était déjà sous contrôle judiciaire dans une autre affaire pour trouble à l'ordre publique - il avait maintenu une manifestation interdite par les autorités.
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