Le mouvement « madji na mwendje », c’est-à-dire « eau et électricité », dissout depuis trois mois, s’est reformé soutenu par la Fédération comorienne des consommateurs. Ce mouvement encourage l’idée d’une grève générale. Le syndicat des chauffeurs s’est également joint au mouvement. Les taxis-brousse ont donc participé à la mobilisation, surtout au sud de l’île, paralysant une bonne partie des activités de la capitale.
Ni les boutiques de quartier, ni les supermarchés n’avaient ouvert de la matinée en ce lundi de grève annoncée. Le gouvernement et les forces de l’ordre avaient pourtant assuré de leur soutien les non-grévistes. Le président de la Fédération comorienne des consommateurs et l’ancien président de l’Assemblée nationale, Mohamed Saïd Mchangama, ont même été arrêté dès dimanche soir pour « incitation à la haine ». Mais cela n’a pas suffi.
La compagnie d’eau et d’électricité de Grande Comore a une dette, dont elle ne veut révéler le montant exact, qui avoisinerait des centaines de milliers d’euros, envers la société nationale des hydrocarbures. Cette dernière refuse de lui avancer du carburant tant qu’une partie de cette dette n’aura pas été honorée.
Ce mouvement de grève intervient une semaine après la visite aux Comores du président de la Banque africaine de développement, particulièrement intéressé par le dossier de l’énergie. Donald Kaberuka avait souligné certaines incompétences techniques et des problèmes de gestion au sein de l’institution publique.
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