Il y a trois jours, une jeune fille de 16 ans a été tuée près d’Ansongo, dans la région de Gao. Elle gardait ses moutons à quelques kilomètres de la ville, lorsqu’elle a sauté sur une mine. Depuis plusieurs semaines, c’est même le centre de la ville de Gao qui est visé : à quatre reprises, des engins explosifs ont été retrouvés cachés, ou ont explosé sans faire de victimes. Un phénomène nouveau.
« La stratégie des groupes armés terroristes a un peu changé parce que leurs attaques précédemment n’ont pas été très efficaces », expose « Marcou », chef du service de déminage des Nations unies à Gao, qui préfère taire son nom pour des raisons de sécurité. « Je pense qu’ils ont essayé de se retourner sur des cibles un peu plus souples. Le fait de mettre des charges relativement importantes en plein centre-ville aurait des effets collatéraux importants sur la population civile. »
Ali Badi Maïga, habitant de Gao, est aussi le président du Cadre de concertation, une assemblée de notables. Pour lui, les mines font peser un climat de peur permanente sur la ville. « Cela nous fait très peur : nous, on est en ville. Pour nous, c’est comme si on était sous le feu, parce qu’à tout moment, il peut y avoir des problèmes... On est toujours inquiets, dans les rues, partout là où tu passes, tu as toujours peur. » Plusieurs responsables militaires de Gao estiment que la menace des mines est réelle, mais qu’elle est surtout le signe d’un affaiblissement des groupes terroristes.
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