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Centrafrique: l'opération de désarmement marque-t-elle le retour des «seigneurs de guerre» à Bangui?

L'opération de ratissage musclée de la Seleka a semé la panique, mardi 20 août, dans les quartiers nord de Bangui. L'opération a fait au moins une dizaine de morts et provoqué la fuite d'une partie de la population. Mercredi, les autorités ont invoqué la nécessité de sécuriser la ville et de mettre hors d'état de nuire les partisans de François Bozizé, responsables, selon elles, de la terreur qui règne à Bangui. Mais on en sait davantage aujourd'hui sur les coulisses de cette opération. Comment en est-on arrivé là ? S'agit-il du retour des « seigneurs de guerre » dans la capitale centrafricaine ?



Un véhicule de la Fomac dans le centre de Bangui, en avril 2013. AFP PHOTO / Patrick Fort
Un véhicule de la Fomac dans le centre de Bangui, en avril 2013. AFP PHOTO / Patrick Fort
Cette opération en a surpris plus d'un à Bangui, à commencer par Michel Djotodia lui-même. Car selon des sources sécuritaires, non seulement le président de la Transition n'a pas donné l'ordre aux hommes de la Seleka d'intervenir mardi, mais pire, il n'a même pas été informé.
L'ancien chef rebelle avait bien l'intention de désarmer Boy-Rabe, considéré comme un fief acquis à l'ex-président François Bozizé, mais en concertation avec ses partenaires internationaux, et notamment la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac), il s'orientait vers une solution en douceur.
La preuve du manque d'autorité de Michel Djotodia
Au cours d'une réunion de coordination, la décision avait été prise d'exclure la Seleka des opérations de désarmement pour les confier à la police, la gendarmerie et la Fomac. C'est dire l'embarras général lorsque le lendemain, une centaine d'hommes sont entrés dans Boy- Rabe, pour procéder à un ratissage violent suivi de nombreux pillages.
Difficile de dire qui est à l'origine de cette opération, mais pour plusieurs diplomates c'est bien la preuve du manque d'autorité de Michel Djotodia sur l'ensemble de la Seleka. Une source souligne même le risque d'une implosion de la coalition susceptible de ruiner le processus de transition, lancé il y a quelques jours seulement.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Vendredi 23 Août 2013 - 12:47


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