Fin décembre, une coalition de mouvements rebelles parmi lesquels des islamistes lançait une offensive coordonnée contre l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) accusé d'exactions et de visées hégémoniques dans le nord de la Syrie.
Six semaines plus tard, l'organisation radicale est loin d'avoir été vaincue, mais elle a dû quitter Deir Ezzor et surtout, elle est désormais attaquée par le Front al-Nosra (aussi appelé Jabat al-Nosra), la branche syrienne d'al-Qaïda.
Le Front al-Nosra à l'origine de l'offensive
« La force qui mène l'offensive actuellement contre l'EIIL, c'est Jabat al-Nosra, explique le chercheur Romain Caillet, spécialiste des mouvements islamistes. Ce qui a déclenché ce conflit, c'est la prise de contrôle de gisements dans la région de Deir Ezzor, en particulier de gisements qui étaient tenus par Jabat al-Nosra et le poumon économique de Jabat al-Nosra, c'est l'exploitation des gisements de gaz et de pétrole de cette région, en collaboration avec les tribus qui lui ont fait allégeance. Les récentes évolutions qu'il y a eu sur le terrain, particulièrement à Deir Ezzor, sont liées à des dynamiques locales. C'est lié au refus de Jabat al-Nosra de voir l'EIIL s'implanter dans la région de Deir Ezzor et prendre le contrôle des ressources économiques ».
Il y a quelques jours, le chef d'al-Qaïda, Ayman al Zawahiri, a réaffirmé avec force que la branche syrienne de son organisation est le Front al-Nosra et pas l'Etat islamique en Irak et au Levant.
Source : Rfi.fr
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