Comme un bâteau à la dérive, le Parti de la rénovation sociale, seconde force politique d'opposition, prend l'eau de toute part. Après le départ rocambolesque de son leader charismatique Kumba Yala, deux autres dirigeants ont claqué la porte cette semaine. Il s'agit de Braima Sori Djalo, président de l'Assemblée nationale et de Jorge Malù, tous deux vice-présidents du même parti.
A la base de cette brouille, le choix, lors des primaires, de l'homme d'affaires Abel Incada comme candidat officiel du parti à la présidentielle, au détriment de Braima Sori Djalo qui revendique ce privilège. Sori Djalo a accusé la direction du parti d'avoir fait son choix sur des bases tribales ; l'homme d'affaire est balante, l'ethnie majoritaire au PRS. Ce sentiment est également partagé par Jorge Malu qui a décidé de faire cavalier seul.
Cette situation met à nu les divergences internes au sein du parti de Kumba Yala. Kumba Yala lui même a décidé de faire campagne pour Nuno Na Biam, candidat sans étiquette, contre la volonté de son parti. La bataille promet donc d'être rude car le vote est souvent basé sur des appartenances ethniques ou claniques.
Source : Rfi.fr
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