Au regard du contexte politique actuel, juristes, acteurs politiques, observateurs et citoyens découvrent avec étonnement — et parfois avec stupeur — l'étendue des pouvoirs de l'Assemblée nationale dans le jeu institutionnel sénégalais.
Ces prérogatives sont si importantes qu'elles conduisent certains à voir émerger, dans la pratique, des mécanismes qui rappellent certaines caractéristiques du parlementarisme.
Pour ma part, je me rends compte que je n'avais pas tort lorsque j'affirmais à des amis que l'Assemblée nationale du Sénégal allait devenir un immense laboratoire de droit constitutionnel. De nombreuses règles, longtemps étudiées dans les manuels et rarement mises à l'épreuve des faits, y trouveront leurs premières applications concrètes.
Nous assistons ainsi à une expérience institutionnelle d'un grand intérêt, où les équilibres entre les pouvoirs publics se redessinent sous nos yeux, dans le respect du cadre constitutionnel.
C'est cela, à mes yeux, la véritable révolution silencieuse du Sénégal.
Bon dimanche, chers frères et sœurs!!!!
Khaly Adama Ndour
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