Selon le groupe de médiation, ce qui oppose la majorité à l’opposition, se résume au respect et au non respect de deux dispositions de la Constitution burkinabè, à savoir l’article 37 en vue de supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels et l’article 78 pour supprimer le Sénat.
Pour éviter l’enlisement, Jean-Baptiste Ouédraogo et son équipe demandent à l’opposition et à la majorité de respecter la Constitution en s’interdisant la révision de l’un et l’autre des articles.
En clair, la médiation du président Jean-Baptiste Ouédraogo ne souhaite ni la modification de l’article 37 de la Constitution, ni l’organisation d’un référendum. Et pour éviter tout débat autour de cet article 37, la groupe de médiation souhaite qu’il soit inscrit au nombre des articles non modifiables.
En revanche, il propose la mise en place d’un Sénat aménagé dont la composition sera discutée avec l’opposition.
Par ailleurs, la médiation propose l’adoption d’un mécanisme qui pourrait ménager une sortie « honorable et des garanties de sécurité au président Blaise Compaoré ainsi que l’ouverture d’une transition démocratique apaisée au terme de son mandat constitutionnel ».
Les différentes parties se rencontrent ce mercredi pour un deuxième round des discussions.
Source : Rfi.fr
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