De Dakar à Tambacounda, le transfèrement de Malick Noël Seck a alimenté les débats. Une « déportation » pour parler comme ses partisans, qui a fait jaser plus d’un. En effet, si les socialistes condamnent fermement ce geste, des membres de la mouvance présidentielle tentent de déterminer les raisons du transfèrement du leader de Convergence socialiste, emprisonné de deux ans fermes. Tout en renseignant que le péché de Malick Noël Seck « n’a pas été de donner son idée » comme l’ont fait beaucoup, le coordonnateur de la commission de communication du directoire de la campagne de Me Wade, El Hadj Amadou Sall affirme que c’est plutôt « l’acte » du jeune socialiste qui a été sanctionné. Sur les raisons de la « déportation » dans la région orientale du Sénégal, « des troubles consécutifs ont occasionné son transfèrement », a analysé l’ancien ministre de la justice dans l’émission « Grand jury » de la RFM ce dimanche dont il est l’invité. Celui qui dit pourtant ressentir la gêne dans cet éloignement du jeune opposant, « parce qu’il doit purger sa peine au côté de sa famille », défend-il, explique toutefois que « tous les jours, des jeunes du Parti Socialiste (PS) ont fait le tintamarre et ont fait le siège de la prison, mettant ainsi l’administration pénitentiaire dans des difficultés de maintien de l’ordre. Donc il y a des troubles à l’ordre public qui était consécutifs à son transfèrement. C’est à la fois une gêne pour les populations et une gêne pour l’autorité, pour la paix publique et pour l’administration ». A cet effet, El Hadj Amadou Sall pense qu’il fallait « trouver un équilibre ».
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