«Pourquoi les Etats-Unis aujourd’hui n’accueillent pas ces personnes-là et trouvent d’autres pays tiers pour les accueillir », campe Aboubacry Mbodj. Pour le secrétaire général de la RADDHO (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme) qui se prononce sur la décision du Sénégal d’accorder l’asile humanitaire à deux (2) détenus de la prison de Guantanamo, «c’est une forme par exemple de transférer les problèmes vers d’autres pays».
«Aujourd’hui, ce sont des personnes qui ne sont pas jugées. Le pays qui a été à l’origine de l’ouverture du camp, n’accueille pas ces personnes, les transfère dans d’autres pays. C’est comme aujourd’hui, un dépotoir qui est dangereux pour le Sénégal», indique le droit de l’hommiste sur la Tfm.
Président de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH), Me Assane Dioma Ndiaye suppose «qu’ils sont en détention arbitraire à Guantanamo. Ils n’ont jamais été jugés, donc leur détention ne se justifie pas. Si on les réinstalle au Sénégal, c’est pour qu’ils soient en liberté, ils ne seront pas détenus. L’imaginaire sénégalais les considérera comme des terroristes même s’il est établi qu’aucune sanction n’est établie à leur encontre».
La prise en charge de ces détenus est un autre problème. Sur ce point, la RADDHO et la LSDH exigent plus d’éclairages sur cette affaire. «Est-ce que l’Etat va leur accorder un accompagnement matériel, financier. Est-ce que les Américains vont les prendre en charge ? C’est le gros problème, sinon ils seront dans une position de vulnérabilité, sans attache familiale au Sénégal», s’interroge Me Assane Dioma Ndiaye.
Aboubacry Mbodj ne pense pas moins car sert-il : «Il faut que le gouvernement du Sénégal nous dise est-ce qu’ils ont reçu des moyens financiers des Etats-Unis pour entretenir ces personnes-là. D’autant plus que nous avons aujourd’hui, une forte demande sociale des Sénégalais qui n’est pas satisfaite. Avant d’aller satisfaire les besoins des autres, je pense qu’il faudrait d’abord commencer par chez soi».
Les deux (2) détenus réinstallés au Sénégal sont Salem Abdul Salem Ghereby, 55 ans, et Omar Khalif Mohammed Abu Baker Mahjour Umar, âgé d'environ 44 ans. Tous deux sont des ressortissants libyens incarcérés pendant près de 14 ans au centre de détention de Guantanamo.
«Aujourd’hui, ce sont des personnes qui ne sont pas jugées. Le pays qui a été à l’origine de l’ouverture du camp, n’accueille pas ces personnes, les transfère dans d’autres pays. C’est comme aujourd’hui, un dépotoir qui est dangereux pour le Sénégal», indique le droit de l’hommiste sur la Tfm.
Président de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH), Me Assane Dioma Ndiaye suppose «qu’ils sont en détention arbitraire à Guantanamo. Ils n’ont jamais été jugés, donc leur détention ne se justifie pas. Si on les réinstalle au Sénégal, c’est pour qu’ils soient en liberté, ils ne seront pas détenus. L’imaginaire sénégalais les considérera comme des terroristes même s’il est établi qu’aucune sanction n’est établie à leur encontre».
La prise en charge de ces détenus est un autre problème. Sur ce point, la RADDHO et la LSDH exigent plus d’éclairages sur cette affaire. «Est-ce que l’Etat va leur accorder un accompagnement matériel, financier. Est-ce que les Américains vont les prendre en charge ? C’est le gros problème, sinon ils seront dans une position de vulnérabilité, sans attache familiale au Sénégal», s’interroge Me Assane Dioma Ndiaye.
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