D'après le rapport Perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement (BAD), la région ouest-africaine confirme sa place de place forte économique sur le continent avec une croissance du PIB réel estimée à 4,8 % en 2025 et projetée à 4,7 % en 2026.
Ce dynamisme, qui surpasse la moyenne africaine établie à 4,4 %, positionne la zone au deuxième rang continental derrière l'Afrique de l'Est. Toutefois, les experts soulignent que la croissance du PIB par habitant, attendue à « 2,5 % en 2026 », reste en deçà du seuil critique de 3,5 % jugé indispensable pour enclencher une réduction durable de la pauvreté et des inégalités structurelles.
Sur le front de l'inflation, les pressions s'atténuent progressivement dans l'ensemble de la zone, favorisées par la détente des prix enregistrée au Nigeria et au Ghana. L'inflation régionale devrait ainsi reculer à 12,2 % en 2026 après avoir atteint « 16,5 % en 2025 ». Parallèlement, la discipline budgétaire se renforce : le déficit fiscal global s'est replié à « 3,0 % du PIB en 2025 », s'alignant parfaitement sur le critère de convergence fixé par la CEDEAO d'après le même rapport de la BAD.
Selon les analyses de l'institution financière, l'Afrique de l'Ouest se distingue comme « la seule région africaine à afficher un excédent de son compte courant », estimé à 2,0 % du PIB en 2025 grâce aux performances de ses locomotives économiques.
Malgré cette santé extérieure apparente, le fardeau de la dette extérieure, qui se contracte à 35,6 % du PIB en 2025, continue de peser lourdement sur les marges budgétaires nationales, au point que « le service de la dette continue de grever l'espace budgétaire et dépasse les dépenses de santé dans plusieurs pays ».
Ce dynamisme, qui surpasse la moyenne africaine établie à 4,4 %, positionne la zone au deuxième rang continental derrière l'Afrique de l'Est. Toutefois, les experts soulignent que la croissance du PIB par habitant, attendue à « 2,5 % en 2026 », reste en deçà du seuil critique de 3,5 % jugé indispensable pour enclencher une réduction durable de la pauvreté et des inégalités structurelles.
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