La Cour constitutionnelle reproche à l'Assemblée nationale de ne pas avoir demandé de compte au président Zuma dans le cadre du scandale sur sa résidence privée et l’utilisation de près de 15 millions d’euros d’argent public pour rénover sa maison. Il y a deux ans, en effet, la Cour l’avait reconnu coupable, notamment de violation de la loi et il a été contraint de rembourser une partie de l’argent utilisé. Mais le Parlement n’a jamais sanctionné la conduite du président.
La Cour a donc donné 120 jours au Parlement pour décider des règles pour destituer un président. Puis encore 120 jours pour agir. Mercredi et jeudi, les élus vont donc commencer à se pencher sur les règles de destitution.
Vers un départ négocié pour Zuma ?
Cela ne veut pas dire pour autant que Jacob Zuma soit à terme destitué pour autant. En effet, même si une procédure est lancée, il faut qu’elle soit votée par les deux tiers du Parlement. Ce qui n’arrivera pas. Jusqu’à présent, le président Zuma a toujours survécu aux différentes motions de défiance au Parlement où il ne fallait qu’une simple majorité.
Même si une partie des membres de l’ANC veut son départ, ils ne veulent pas que cela se fasse par une procédure de destitution, car ce serait une victoire pour l’opposition. En revanche, ils veulent un départ négocié que Jacob Zuma accepte de démissionner en échange, par exemple, de la garantie qu’il ne sera pas poursuivi pour corruption.
On sait que le nouveau leader de l’ANC, Cyril Ramaphosa, veut un départ le plus rapidement possible pour que son parti garde une chance de conserver sa majorité aux élections générales l’année prochaine. D’autre part, le comité exécutif de l’ANC doit se réunir, ce mercredi, pour discuter de cette décision de justice. Difficile de savoir ce qui va être décidé sachant que cet organisme est composé pour moitié de pro-Zuma.
La Cour a donc donné 120 jours au Parlement pour décider des règles pour destituer un président. Puis encore 120 jours pour agir. Mercredi et jeudi, les élus vont donc commencer à se pencher sur les règles de destitution.
Vers un départ négocié pour Zuma ?
Cela ne veut pas dire pour autant que Jacob Zuma soit à terme destitué pour autant. En effet, même si une procédure est lancée, il faut qu’elle soit votée par les deux tiers du Parlement. Ce qui n’arrivera pas. Jusqu’à présent, le président Zuma a toujours survécu aux différentes motions de défiance au Parlement où il ne fallait qu’une simple majorité.
Même si une partie des membres de l’ANC veut son départ, ils ne veulent pas que cela se fasse par une procédure de destitution, car ce serait une victoire pour l’opposition. En revanche, ils veulent un départ négocié que Jacob Zuma accepte de démissionner en échange, par exemple, de la garantie qu’il ne sera pas poursuivi pour corruption.
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