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​Dalifort : après la maladie puis le décès de son mari, une gérante de tontine condamnée pour abus de confiance



C. Diakham, ménagère de 49 ans résidant à Dalifort et gérante d’une tontine depuis 2017, a comparu devant le tribunal pour abus de confiance, après avoir utilisé les cotisations des membres.

Face au juge, la prévenue n’a pas contesté les faits. D’après le journal L’Observateur, elle a expliqué qu’en 2024, son mari est tombé gravement malade. Faute de ressources financières, elle a commencé à puiser dans la caisse de la tontine pour couvrir les frais médicaux. Le décès de son époux en 2025 a aggravé sa précarité, l’amenant à effectuer d’autres retraits.

Les membres de la tontine auraient affirmé avoir perdu plusieurs mois d’économies à la suite de la gestion contestée des fonds. M. Kéba Dramé aurait dit avoir cotisé 2 500 FCFA chaque dimanche pendant un an pour espérer 740 000 FCFA, mais n’aurait reçu que 200 000 FCFA. Son épouse, L. Coly, à l’origine de la plainte, aurait réclamé 540 000 FCFA.

N. F. Ndoumbou, qui cotisait 22 500 FCFA par semaine pour quatre personnes, aurait demandé 845 000 FCFA, tandis qu’Aminata Sarr aurait estimé son préjudice à 655 000 FCFA. D’autres parties civiles, bien que citées, ne se seraient pas présentées à l’audience.

Devant le tribunal, C. Diakham aurait promis de rembourser l’intégralité des sommes dues dans un délai de trois mois, grâce à un prêt bancaire. Son avocat aurait sollicité la clémence du tribunal, invoquant la détresse liée à la maladie puis au décès de son époux, ainsi que sa situation de pauvreté.

Le ministère public a, pour sa part, requis l’application stricte de la loi. Au terme des débats, le tribunal l’a reconnue coupable d’abus de confiance, tout en lui accordant un sursis.
Le juge a suspendu le prononcé de la peine jusqu’au 23 septembre prochain, afin de lui permettre d’honorer son engagement de remboursement. Le juge a également ordonné sa remise en liberté en levant le mandat de dépôt.

D’après le journal L’Observateur, une décision qui laisse C. Diakham libre, mais sous forte pression : son avenir judiciaire dépend désormais de sa capacité à rembourser les membres de la tontine et à réparer le préjudice subi.

Fatime Gueye

Jeudi 18 Juin 2026 - 13:46


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