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​ 22 nominations stratégiques au Ministère de l'Économie : le grand chambardement pour répondre aux exigences du FMI



Le nouveau gouvernement du premier ministre Ahmadou Al Aminou LÔ marque un tournant structurel au Ministère de l'Économie, des Finances et du Plan.

En plus des deux ministres auprès du ministre de l'Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, le President Bassirou Diomaye a nommé, hier, en Conseil des ministres, 22 nouveaux responsables au sein de la Direction générale des financements et de la Dette et de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor.

Ce déploiement de cadres confirmés à des postes clés témoigne d'une volonté de diligence accrue pour mieux piloter les leviers financiers de l'État dans un contexte de la gestion de la dette et la gouvernance des finances publiques.

Il intervient également dans un climat de redressement des comptes publics, où le gouvernement s’est engagé à réduire drastiquement le déficit, ciblant 5,4 % du PIB en 2026 contre 13,4 % en 2024.

La centralisation des fonctions de gestion de la dette et le renforcement des directions d'audit interne apparaissent comme les deux piliers de cette stratégie de retour à la rigueur budgétaire.

Ces nominations semblent répondre aux exigences de bonne gouvernance formulées par le FMI à l'issue de sa mission de novembre 2025.

Face à d’importantes pressions liées à la dette, les deux parties ont échangé sur plusieurs options pour adresser les défis budgétaires et de gestion de la dette mis en évidence par les conclusions de l’audit des finances publiques.

La conclusion des services du FMI soulignait que le « renforcement des capacités de gestion de la dette et la centralisation des fonctions y afférentes au sein d’un même ministère demeurent des priorités clés pour améliorer le contrôle, la transparence et la redevabilité ».

L’institution avait noté que « l’achèvement de la réforme sur la gestion de la dette et la mise en œuvre complète des mesures correctives restantes seront essentiels pour clore définitivement le dossier de la dette cachée ».

La mise en place de cet organigramme étoffé constitue donc, pour le gouvernement, une réponse opérationnelle aux recommandations de l'institution de Bretton Woods, condition nécessaire à la validation d'un nouveau programme de soutien financier.

Fodé Bakary Camara

Jeudi 18 Juin 2026 - 14:44


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